Ironie du sort ou du hasard, j’ai appris le décès de Brigitte Bardot par la télévision d’Outremer hier matin……….
Brigitte Bardot avait évoqué dans un courrier des réminiscences de cannibalisme et qualifiait L’Ile de la Réunion d'« île du Diable », une formule qui rappelle le tristement célèbre bagne de la Guyane française. Elle traitait les Réunionnais de « population de dégénérés » avec des « gènes de sauvages » ( ).
Informée de ces propos, la ministre des Outremers avait répondu par une lettre ouverte appelant une réponse judiciaire et déposé plainte pour injures publiques au nom de l'État. -De nombreuses autres plaintes furent déposées et plusieurs condamnations ont émaillé la vie de Brigitte Bardot-. La militante de la cause animale envoya un message d’excuse auprès de la population locale où elle écrivit : « Mon seul tort est d'avoir fustigé l'ensemble de la population en blessant ceux qui ne blessent pas les animaux. Je leur demande de me pardonner ». Mais la justice suivit son cours et l'ancienne actrice fût condamnée en novembre 2021 à 20 000 euros d'amende pour injures publiques et son attaché de presse, qui avait diffusé cette lettre auprès de nombreux médias, à 4 000 euros d'amende pour complicité d'injures publiques. Faisant appel de cette décision, Brigitte Bardot vit son amende ramenée 10 000 euros en seconde instance dans une décision rendue en décembre 2022.
Pas étonnant donc qu’elle fût proche de l’extrême-droite de par ses propos racistes, homophobes et même misogynes. Proche des Le Pen et Bardella. Dans son livre « Un cri dans le silence », paru en 2003, Brigitte Bardot qualifie certains homosexuels de « lopettes de bas étage, travelos de tous poils, phénomènes de foire ».
En 1990, Marlene Dietrich déclara à Paris Match : « Brigitte Bardot est encore une légende vivante mais elle est devenue tellement bizarre qu'il est impossible de lui garder intacte son aura d'autrefois. L'admiration qu'elle voue aux chiens est effarante, quand on pense à l'horreur dans laquelle se bat le monde, face à la mort, la douleur, la misère et au désespoir des enfants malades et affamés. » et aujourd’hui dans les pays en guerre.
Pour son fils (élevé par son père) :
« Ma grossesse était neuf mois de cauchemar. C'était un peu comme une tumeur qui s'était nourrie de moi, que j'avais portée dans ma chair tuméfiée, n'attendant que le moment béni où l'on m'en débarrasserait enfin ». Elle se donnait des coups de poing dans le ventre pour se débarrasser du fœtus. ( ). Bel esprit d’humanité envers le vivant. Elle ajouta (peu après dans un entretien) : « J'aurais préféré accoucher d'un petit chien » .
Soi-disant adulée dans le monde, Brigitte Bardot n’était pas, comme la télévision française aime à le répéter « la femme la plus belle du monde ». Elle était en deuxième position derrière Catherine Zeta Jones -que l’on vient de revoir à la télévision dans les deux Zorros avec Antonio Bandéras-. Et pour moi, les belles icônes du cinéma restent Marilyn Monroe, Hedy Lamarr, et Gene Tierney.