Alphonse Allais
Célèbre à la Belle Epoque, reconnu pour sa plume acerbe et son humour absurde, il est notamment renommé pour ses calembours et ses vers holorimes (ex : "Ma femme m'affame" (Philippe Geluck). Alphonse Allais est parfois considéré comme l'un des plus grands conteurs de langue française.
Pierre Dac a dû s'en inspirer, c'est le même genre d'humour.
Il s'essaye au métier de journaliste, publiant des chroniques loufoques à l'humour décalé dans diverses revues parisiennes. Avec ses amis du Quartier latin, il fait aussi partie de plusieurs groupes fantaisistes comme « les Fumistes, « les Hydropathes » ou « les Hirsutes ». En 1886, il devient rédacteur en chef du Chat noir . Sa dernière chronique dans ce périodique date du 19 août 1893. Il continue à publier chaque jour des contes et d'autres œuvres courtes dans des journaux tels que le Gil Blas ou, à partir de 1892, Le Journal (La première chronique d'Alphonse Allais, Le Perroquet, parait dès le 2e numéro du 29 septembre 1892. En 1899, il devient rédacteur en chef d'un journal humoristique, Le Sourire, créé en août 1899 par Maurice Méry, pour rivaliser avec Le Rire. Il continue aussi à publier des recueils : "Ne nous frappons pas" sort en 1900 et Le Captain Cap, personnage qui incarne le goût de l'absurde caractéristique d'Alphonse Allais, paraît en 1902. La dernière chronique d'Alphonse Allais, La Faillite des centenaires, est parue le 20 octobre 1905. Ses critiques des militaires, des politiques et des curés resteront célèbres.
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1944, une bombe de la Royal Air Force pulvérise sa tombe. Ses cendres « virtuelles » sont transférées à Montmartre en 2005.
Le siège social de l'Association des Amis d’Alphonse Allais (AAAA) -entendre HA HA HA HA- est sis au cabaret La Crémaillère 1900, 15, place du Tertre, à Montmartre. Elle est animée par une Chancellerie composée de trois membres : le Chancelier, le Camerlingue et le Garde du Sceau, détenteur de la Comète de Allais.
Très populaires à la Belle Époque, les écrits d'Allais (en qui le public ne voulait voir qu'un amuseur) connurent une période d'oubli (correspondant grosso modo à la Première Guerre mondiale) avant d'être remis à l'honneur par les surréalistes, comme André Breton et Marcel Duchamp qui voulurent voir dans l'humour d'Allais une dimension subversive, ce faux candide s'attaquant au sens même des mots pour mieux souligner l'absurdité des maints aspects de la vie politique, économique et sociale. Ainsi se renouvela l'engouement des lecteurs pour Alphonse Allais, dont l'œuvre fut par la suite rééditée à maintes reprises en édition de poche sous l'impulsion notamment du critique littéraire François Caradec.
"On étouffe ici ! Permettez que j’ouvre une parenthèse. »
" Par les bois du djinn où s'entasse de l'effroi - Parle et bois du gin, ou cent tasses de lait froid."
"Je ne prendrai pas de calendrier cette année, car j'ai été très mécontent de celui de l'année dernière!"
"Un homme qui sait se rendre heureux avec une simple illusion est infiniment plus malin que celui qui se désespère avec la réalité".
"Devant la logique, j'hésite quelquefois . Mais l'impossible m'apparaît probable à première vue".
"Il faut être trois pour apprécier une bonne histoire. Un pour la raconter bien, un pour la goûter, et un pour ne pas la comprendre... Car le plaisir des deux premiers est doublé par l'incompréhension du troisième."
"On a beau dire, plus ça ira, et moins on rencontrera de gens ayant connu Napoléon."
"La soif de l'or - auri sacra fames - est devenue tellement impérieuse au jour d'aujourd'hui, que beaucoup de gens n'hésitent pas, pour se procurer des sommes, à employer le meurtre, la félonie, parfois même l'indélicatesse" .
Alphonse Allais.
Merci
Merci à tous ceux/celles qui commentent par mail et me prouvent que l'humour n'est pas mort, que l'on peut encore rire de tout ""malgré tout ce qui se passe dans le monde"" ; les échanges par mail sont savoureux et font la démonstration que le vocabulaire hyper chouette de la langue française a encore de beaux jours devant lui.
(et bravo pour vos magnifiques photos sur Pinterest).
Ma déco steampunk-victorienne-19ème siècle-Jules Verne
Le steampunk n’est pas simple à définir tant il englobe la déco, la littérature, la BD, les objets et même des chansons de groupes rock évoquant le rétrofuturisme et les aventures de Jules Verne, le début de l’ère industrielle au 19ème siècle, le victorien, faisant la part belle aux locomotives vapeur, ballons dirigeables, montgolfières et autre sous-marins tels le Nautilus du capitaine Némo ; avec les matières nobles que sont le laiton, le bois, l’authentique, le solide, le beau. Je me régale donc à customiser des photos anciennes assemblées à des petits mécanismes d’horlogerie en laiton et à tout ce qui me tombe sous la main en breloques et autres embellissements, quand Marcel ne met pas le nez dans les boîtes de mes ateliers.
Aux dernières nouvelles, il a fait réparer ma machine à voyager dans le temps (jusqu'à la prochaine panne) et a provoqué un court-circuit avec son grill-pain ce matin, sa famille s'éclaire à la bougie parfumée, ils sont tous malades.
Faudrait pas qu'il s'lève.
Mon dessin d'hier
Le dessin est à l’atelier ce que le chocolat est à la mousse, ce que la mousse est au sous-bois, ce que le sous-bois est au chevreuil, ce que le chevreuil est à l’appareil photo, ce que l’appareil photo est à l’atelier, ce que l’atelier est au dessin.
TIN TIN TIN TIN ♫ TIN TIN TIN ♫ (musique d’Indiana Jones) TIN TIN TIN TIN ♪ TIN TIN TIN ♪
Les salons vintage rouvrent
Retour vers le passé ce week-end à Bordeaux, où se tenait le Salon du vintage. Le hangar 14, aux Chartrons, a pris l'allure d'une caverne aux merveilles d'autrefois, où passionnés et collectionneurs s'offrent une balade hors du temps, avec ses 200 exposants et ses centaines de visiteurs nostalgiques de ces périodes joyeuses qu’étaient les années 50, 60, 70…
Les salons Vintage s’adressent aux amateurs de look à la Betty Boop, du style PIN-UP ou façon Cotton club, de vieilles plaques émaillées, des luminaires de guinguette, des Vespas d’époque ou inspirées des années 50, des vélos électriques vintage, des tabourets Tam Tam des années 70… Le choix est vaste et de qualité. On peut également y danser le charleston, twister ou bondir sur du ROCKABILY , écouter des concerts, se restaurer dans les nombreux food truck ou faire ses provisions de cupcakes.
Cette année, le Salon du Vintage de Bordeaux rendait hommage au septième art à travers la mise en scène de pièces iconiques de mode et de mobilier vues dans les classiques du cinéma.
Je n’ai pas pu aller à celui de Bordeaux (j’étais dans un collectif anti-guerre), mais j’attends de pied ferme celui de La Rochelle. Voici quelques photos que j’ai pu prendre lors de précédents salons à La Rochelle ou à Niort :
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