Décembre 1986 : contre la loi Devaquet. La loi Devaquet (ministre) sur l'Enseignement supérieur mobilise étudiants et lycéens qui dénoncent une sélection à l'entrée de l'université. Après trois semaines de grèves, de manifestations quasi quotidiennes, de confrontations, Malik Oussekine, étudiant de 22 ans, meurt en décembre 1986 sous les coups de policiers à moto. Jacques Chirac alors premier ministre décide le retrait complet du projet après avoir accepté la démission d'Alain Devaquet.
Octobre-novembre 1990 : "Des pions et du pognon". Manque de sécurité, vétusté des locaux (déjà), classes surchargées (dénoncées depuis longtemps).. Pendant un mois les lycéens manifestent, réclamant plus de moyens pour l'éducation (l'histoire se répète). Le ministre de l'Education nationale Lionel Jospin annonce le 14 novembre 1990 un plan d'urgence d'un montant de 4,5 milliards de francs (l'équivalent de 1,2 milliards d'euros actuels) dédié à la rénovation des lycées.
"De l'argent il y en a dans les caisses du patronat".
Mars 1994 : non au "smic-jeunes". Le Contrat d'insertion professionnelle (CIP) du gouvernement Balladur, dispositif d'aide aux entreprises offrant aux jeunes un premier emploi, est dénoncé par les étudiants et lycéens qui se mobilisent contre un "smic-jeunes". Le gouvernement finit par céder et renonce au CIP le 30 mars 1994, après un mois de contestation.
Octobre 1998 : contre les classes surchargées. Les lycéens dénoncent la politique menée par le gouvernement de Lionel Jospin et plus particulièrement celle de Claude Allègre alors ministre de l'Education nationale. Après un mois de contestation, le cabinet de Claude Allègre annonce l'affectation progressive de 3000 enseignants et de 3000 surveillants supplémentaires.
Janvier 2005 : contre la loi Fillon et sa réforme du bac. Critiquées la réforme du bac, la suppression des travaux personnels encadrés et les restrictions budgétaires. La loi est adoptée définitivement le 25 mars.
2006 : contre le CPE (Contrat premier embauche) . Face aux manifestations, le 10 avril, Dominique de Villepin annonce que "les conditions ne sont pas réunies pour que le CPE s'applique" deux mois après son adoption par le Parlement et dix jours après la validation de la loi par le Conseil constitutionnel. Cette loi est alors retirée.
2010 : contre la réforme des retraites mais pas que : Ils ont à nouveau défilé dans les rues -comme en 2003-les lycéens étaient descendus massivement dans la rue aux côtés des enseignants et des étudiants pour s'opposer à la réforme des retraites de François Fillon et aux projets de décentralisation des personnels de l'Éducation nationale- contre la réforme des retraites et dressé des barricades devant les portes de leurs établissements en octobre. Selon le ministère de l'Education, 261 lycées étaient perturbés à des degrés divers ; tandis que l'UNL, premier syndicat lycéen à l'époque, a fait état de 850 lycées mobilisés, dont 550 bloqués.
2016 : contre la loi EL KHOMRI dite "loi travail". Mars à novembre 2016.
2018 : contre Parcoursup (entre autre) déjà. Grève des lycéens (décembre 2018) :
Mobilisation de quelques semaines en fin d'année contre la réforme du bac et des lycées.
2023 : les jeunes se battent pour avoir aussi une retraite.