Dans le département de la Somme, Mers les Bains, station balnéaire, se démarque par ses villas Belle Epoque très colorées (en centre ville également).
Pendant des siècles les bords de mer n’étaient fréquentés que par les pêcheurs ou les douaniers. S’y baigner et poser sa serviette sur la plage aurait alors paru une idée bien saugrenue .
Près de 600 villas Belle Epoque sont érigées. Les villas du quartier balnéaire témoignent du charme de la Belle Epoque, avec leurs balcons ouvragés, bow-windows (Les bow windows, très répandus en Angleterre, sorte de balcons vitrés en saillie ou en arc sur les façades) , loggias, céramiques, mosaïques et façades colorées…dans une profusion de styles, néo-classique dans les premiers lotissements côté falaises, puis anglo-normand, néo-renaissance, Art Nouveau, chalet, mauresque, Art Déco, flamand, Picard, Renaissance, Louis XIII, Napoléon III, années 30…)
Les balcons ouvragés, bow-windows et loggias, ferronneries, auvents, baies, frontons, consoles… sont riches et variés. Les décors sont légion, qu’ils soient faits de briques émaillées à dominante bleu-vert, de carreaux de grès émaillés, de céramiques, de faïences, de mosaïques, de frises, de clous, de cabochons, de mascarons, de rosaces, de cartouches ou encore de médaillons.
On note des oriels et des bow-windows, les toits pointus… Les couleurs sont vives et variées, la rue principale le long de l’esplanade semble ainsi multicolore . Les façades colorées n’étaient pas seulement décoratives. Elles permettaient aussi de distinguer les maisons depuis la plage .
à la sortie de la Seconde Guerre mondiale, les villas du quartier balnéaire de Mers-les-Bains, dans la Somme, étaient vouées à la destruction.
Mais la pugnacité de quelques hommes, dont le général Joseph Clère, qui fut président du syndicat des propriétaires de 1945 à 1952 (maintenant APRIM), Maurice Eloy, maire de Mers-les-Bains de septembre 1944 à février 1950, et sept propriétaires, a inversé le cours des choses.
C’est grâce à leur détermination que les touristes peuvent admirer ces magnifiques villas colorées qui font la fierté des Mersois.
Ce 28 février 2026, la commune a inauguré une sculpture de Philippe Desloubières, en mémoire de ceux qui ont su préserver le front de mer après la guerre. La sculpture représente un duo de feuilles de Ginkgo Biloba. C’est un choix symbolique. Cet arbre est en effet connu pour avoir été le premier à reverdir après la catastrophe d’Hiroshima au Japon en 1945.