GEN Z c'est quoi
GEN Z = Génération Z (les 18-30 ans).
Tout a commencé le 21 septembre 2026 au lycée Saint-Exupéry, à Créteil. Élèves, parents et professeurs rassemblés devant les grilles de l’établissement avec une demande concrète : plus de moyen dans l’éducation. D’autres lycéens suivent le mouvement et, à leur tour, bloquent de nouveaux lycées en Île-de-France. Quelques jours plus tard, le mouvement gagne tout le territoire : Lille, Lyon, Marseille, Nice, Nantes, Rennes, Bordeaux, Tours… partout en France, des jeunes s’organisent, bloquent leurs lycées, manifestent pour revendiquer leurs droits, pancartes à la main : « Il n’y a pas que les adultes qui peuvent défendre leurs droits » ; « Des heures de trou à gogo mais pas de temps pour nous écouter ? » ; Notre avenir n’est pas une option ! ». ils demandent des professeurs, des classes moins chargées, des bâtiments décents .
Au Népal, la jeunesse dit non à la corruption. En Equateur, elle se bat pour protéger la forêt amazonienne. En Hongrie, elle milite pour défendre les droits des personnes LGBTI+. En Géorgie, elle défend les valeurs européennes face à l’influence russe grandissante. En Iran, elle défie la répression du pouvoir. En Israël encore, elle refuse de servir dans l’armée.
En septembre 2025, les mobilisations ont fait tomber le gouvernement au Népal et permis un renouveau démocratique en mars 2026. Face aux manifestations de la Gen Z 212, les autorités marocaines ont accepté d’augmenter les budgets de l’éducation et de la santé en octobre 2025. En août 2025, les autorités indonésiennes ont reculé sur une allocation controversée pour les députés et engagé un dialogue avec les étudiants.
Face à un monde qui bascule, la résistance de la Gen Z est une leçon de courage. Plus que jamais, nous devons nous en inspirer pour lutter contre la montée des pratiques autoritaires partout dans le monde et la répression policière.
Le drapeau pirate de One Piece est devenu l’emblème mondial de la contestation et de la révolte de la génération Z contre les élites corrompues et les gouvernements autoritaires.
Les commentaires dans la presse sont affligeants (comme d'habitude)
A Orvault, les lycéens ont fait barrage à une dizaine de violents extérieurs à l'établissement venus pour casser.
Pour les personnes qui commentent sur le Net : arrêtez d'écrire que les lycéens méritent des fessées, leurs revendications sont légitimes, vous devriez prendre exemple sur eux et muscler votre cerveau au lieu de ne voir QUE la violence dans les manifs. Vous n'avez probablement jamais manifesté de votre vie et ne connaissez pas les techniques de ceux/celles qui les infiltrent pour casser et desservir les mouvements. Arrêtez de regarder la télévision et descendez dans la rue, nous sommes tous logés à la même enseigne -à part la poignée de milliardaires qui nous gouvernent (et dont vous faites peut-être partie) -
Le mieux étant encore de ne plus lire les commentaires ; ils vont TOUJOURS dans le sens de la droite et de l'extrême-droite et rares sont ceux qui sont objectifs et vont dans le sens du progrès.
APPEL à la grève et à manifester le 6 octobre
Communiqué intersyndical ESR – mobilisation étudiante et lycéenne – 6 octobre
Ce communiqué a été publié le 02/10/2026
Les lycéennes et les lycéens qui se mobilisent depuis la semaine dernière pour dénoncer leurs conditions d’études ont été rejoint·es ces derniers jours par les étudiant·es à Rennes, Marne la Vallée, Lyon, Toulouse, Paris, Besançon, Rouen, Nantes… certains campus ont été bloqués ou fermés.
Manque de personnels, bâti vétuste, nombre trop important d’étudiant·es par groupes de TD, manque de place dans les formations supérieures publiques, hausse des droits d'inscription pour les étudiant·es extra-communautaires et programmation de la hausse pour tous, barrages au droit aux études dressé par Parcoursup et Mon Master, logement onéreux et insuffisant, « repas à un euro » sans les dotations nécessaires pour les CROUS, blocage ou suppression des APL… le constat est sans appel. Les conditions de vie et d’études deviennent de plus en plus compliquées.
Cette situation est la conséquence directe des choix budgétaires et politiques imposés par les différents gouvernements d’Emmanuel Macron.
Nos organisations dénoncent le choix fait par le gouvernement aux abois de répondre à la colère de la jeunesse par la force et la répression policière : charges violentes, utilisation d’armes létales, multiplication des interpellations et des déferrements. La simple participation des lycéen·nes et étudiant·es aux mobilisations ne doit entrainer ni sanctions ni poursuites. Nos organisations apportent leur soutien aux personnels, étudiant·es et lycéen·nes blessé·es.
L’expression lycéenne et étudiante doit pouvoir se faire sans entrave et dans un cadre démocratique, pacifique, libre et serein. L’École et l'université forment les jeunes générations qui doivent pouvoir exercer leurs droits à s’exprimer, à manifester, à se réunir.
Le gouvernement doit apporter des réponses budgétaires et politiques immédiates aux revendications. La colère qui s’exprime est légitime. Le gouvernement porte une très lourde responsabilité dans l’aggravation de la situation.
Nos organisations soutiennent la mobilisation en cours et appellent tous les personnels et étudiant·es à rejoindre massivement les actions organisées notamment le 6 octobre prochain y compris par la grève.
Des préavis de grève ont été déposés, qui couvrent toutes les catégories de personnels.
Paris, le 2 octobre 2026
Ils ne veulent pas être tabassés, ils veulent être écoutés
Historiquement, la France a longtemps été réputée pour sa doctrine de maintien de l'ordre. Après la mort de Malik Oussekine en 1986, étudiant de 22 ans tué par des policiers en marge d'une manifestation, la stratégie consiste à éviter, le plus possible, les contacts physiques entre forces de l'ordre et civils. "On tolérait alors qu'un certain nombre de dégradations soient opérées, car quand vous maintenez la distance, vous acceptez le feu de poubelle", relate Olivier Cahn. Puis, au milieu des années 2010, au moment des manifestations contre la loi Travail ou la réforme des retraites, le maintien de l'ordre devient "plus agressif", estime Olivier Cahn. En 2018, "la rupture sera consommée au moment des gilets jaunes", ajoute ce spécialiste. Cela se traduit, concrètement, par l'utilisation accrue d'armes de type LBD, "devenues le pivot de l'action", complète Sebastian Roché.
De manière générale, les forces de l'ordre ne peuvent actionner ces projectiles, qui "sortent à une vitesse de 350 km/h", qu'"en dernier recours et à une certaine distance", rappelle le sociologue. Or, relève-t-il, les mobilisations lycéennes ont montré une réalité différente.
"Aucun autre pays en Europe ne tire au LBD sur des lycéens. Il faut prendre la mesure de l’anomalie."
Autre changement, depuis 2018, auquel n'échappent pas les jeunes actuellement : la "judiciarisation" du maintien de l'ordre. "C'est la méthode des interpellations de masse, explique Sebastian Roché. On cherche à faire peur pour dissuader." Depuis le début du mouvement, environ 2 000 personnes ont été placées en garde à vue, "dont 90% de mineurs", dont un tiers pour des violences aux personnes, a détaillé vendredi Gérald Darmanin, ministre de la Justice. Il a fustigé une "minorité agissante et violente (…), dont on n'est pas tout à fait certains qu'ils soient d'ailleurs des lycéens" .
Extrait article France Info.
L'image du jour
Les fayots du lycée Palissy à Saintes.
Le 4 mai 2023, pendant qu'on tapait sur des casseroles pour que Jupiter écoute la colère du peuple, des lycéens ont entamé la Marseillaise, guitare à l'appui, devant le président des riches, ne manquant pas de faire des ronds de jambes, ce qui a valu au chef des milliardaires cette phrase -que l'on peut trouver facilement sur le Net - :
« ralala les fayots ».
Texte complet :
4 mai 2023 : En allant à la rencontre des élèves massés pour l'accueillir, le chef de l'État a lancé un bon enfant « ralala les fayots » en réagissant aux effusions et aux interpellations chaleureuses de certains jeunes présents dans la foule au lycée Palissy de Saintes.
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