En grève jusqu’au 20 octobre, les sapeurs-pompiers de Charente-Maritime dénoncent le manque de moyens, la vétusté de certaines casernes et les risques pour leur santé. Ils demandent davantage de protection et de moyens humains et financiers.
Des casernes qui manquent d’entretien
Le mouvement de grève des sapeurs-pompiers se poursuit en France jusqu’au 20 octobre. En Charente-Maritime, les syndicats veulent notamment faire entendre leurs revendications alors qu’un projet de loi de modernisation du système de sécurité civile est en préparation.
Le département compte 68 centres d’incendie et de secours. Un nouveau centre doit être inauguré en fin d’année à Lagord, près de La Rochelle, pour un investissement de 13,7 millions d’euros HT. Mais pour les syndicats, cette réalisation ne suffit pas à rattraper le retard accumulé.
« Les conditions de travail sont parfois déplorables », estime Jean-Charles Benoist, président du syndicat autonome des sapeurs-pompiers professionnels et des personnels administratifs de Charente-Maritime. Il dénonce notamment le manque d’entretien des casernes depuis plusieurs décennies.
Des projets sont prévus à Saint-Pierre-d’Oléron et Jonzac. Mais le centre de Saintes est jugé de plus en plus vétuste et la restructuration de celui de Villeneuve-les-Salines, à La Rochelle, ne devrait finalement pas avoir lieu faute de budget. Les syndicats pointent également les conditions de travail à Saint-Martin-de-Ré et Surgères.
« Protéger ceux qui protègent »
Les pompiers alertent aussi sur les conséquences de l’exposition aux fumées toxiques lors des incendies.
« Aujourd’hui, on court après le risque. Ce que l’on demande, c’est de protéger ceux qui protègent la population », explique Jean-Charles Benoist, également pompier professionnel à Mireuil.
Ils réclament du matériel adapté à la toxicité des fumées, mais aussi une meilleure prise en compte de leur santé et la reconnaissance des maladies professionnelles liées à leur activité.
Des transferts hospitaliers qui mobilisent les pompiers
Autre revendication : les transports de patients entre établissements hospitaliers. Rémy Chevalier, secrétaire général du syndicat CGT du SDIS 17, estime que les pompiers pallient régulièrement les difficultés d’autres services publics.
« Fréquemment, on demande aux pompiers de transporter des personnes d’un hôpital à un autre », déplore-t-il. Selon le syndicat, ces transferts ne constituent pas toujours des urgences.
Pendant ce temps, les trois pompiers mobilisés avec l’ambulance ne peuvent pas intervenir ailleurs. Une situation qui, selon les syndicats, peut contribuer à allonger les délais d’intervention.
SOURCES : Angers Info