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Octave et Philomène Courtoisie au Café-Riche

Publié le par Eliane Roi

Octave et Philomène Courtoisie sont à nouveau en balade sur les grands boulevards.  Monsieur Haussmann transforme Paris comme jamais. Faisant une pause pour se désaltérer, ils se retrouvent au Café-Riche.

 

Octave et Philomène Courtoisie au Café-Riche
Octave et Philomène Courtoisie au Café-Riche

Le Café-Riche est un des établissements les plus célèbres du boulevard des Italiens, au 16, depuis 1791 . Philomène apprécie de pouvoir s’assoir un peu à l’écart de la cohue des grands boulevards.
A la différence du Café Anglais, établi en face et dont la clientèle féminine est plus mêlée, le Café-riche est un lieu de rencontre politique et littéraire. On y voit les journalistes d’opposition ;  en 1888 les boulangistes le fréquentent . Depuis 1857, les Goncourt, qui sont des habitués du lieu écrivent : « le Café-riche semble dans ce moment vouloir devenir le camp des littérateurs qui ont des gants ».

 

Octave et Philomène Courtoisie au Café-Riche

A partir du moment où les commandes commencent à affluer, Monet et Sisley y déjeunent en compagnie de leurs premiers clients.  Aujourd’hui, donc en 1891, des écrivains symbolistes ou décadents viennent y affirmer leurs opinions : Moréas, Barrès, Lorrain.

 

Octave et Philomène Courtoisie au Café-Riche

Octave espère secrètement rencontrer Monsieur de Maupassant en ce lieu connu du tout Paris. Mais il leur faut reprendre  le fiacre l’Urbaine, la plus connue des compagnies de fiacres, qui se distingue par sa couleur jaune.

 

Octave et Philomène Courtoisie au Café-Riche
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Où en sont les enseignants ?

Publié le par Eliane Roi

Vu dans la presse ce matin :

Francette Popineau, porte-parole et co-secrétaire générale du SNUipp-FSU, le premier syndicat d'enseignants du primaire, explique au micro de l'Humanité comment se passe cette reprise de l'école, pour les élèves et pour les enseignants, après 8 semaines de confinement. Elle revient également sur les instructions envoyées par le ministère de l'Education nationale et sur la gestion de la crise par l'institution. Extraits.

"Ces 2 jours de reprise ont été à géométrie variable. Des difficultés nous sont remontées, et au moins 15% d’écoles n’ont pas pu ouvrir leurs portes aujourd’hui car le protocole y a été mal appliqué. Certaines mairies ont cru être prêtes, mais le jour de la pré-rentrée, elles se sont rendu compte que ce n’était pas le cas. 

Quant aux enseignants, qui sont en première ligne aujourd’hui, ils sont venus pour beaucoup avec la peur au ventre. Mais ils ont fait en sorte que tout se passe le moins mal possible pour les élèves en cette journée si particulière où ils retrouvent une école qui ressemble en rien à celle qu’ils ont quittée.

"Le ministre fanfaronne en disant qu’on est prêts, qu’il ne s’agit que de bonne volonté... Des paroles magiques, des incantations. Et au final, les enseignants sont seuls et se débrouillent."

Ce qui est incertain aussi, c’est comment les enfants ont vécu cette rentrée. Le ressenti n’est sans doute pas le même en maternelle, où cela semble être encore un peu plus difficile, qu’en élémentaire. Après cette rentrée, les enseignants sont partagés entre une grande fatigue nerveuse et une joie de retrouver malgré tout une partie de leurs élèves." 

A propos des instructions envoyées par le ministère de l’Education nationale : "D’une manière générale, j’ai envie de dire « qu’on nous fiche la paix ». Lors de la fameuse continuité pédagogique où le ministre disait que tout était prêt, on a vu quoi ? Des enseignants qui ont dû se débrouiller sans pouvoir s’appuyer sur des ressources mises à disposition par l’institution. On a mené une enquête qui nous dit que deux enseignants sur trois n’ont pas pu prendre appui sur des outils institutionnels. Là, c’est pareil : le ministre fanfaronne en disant qu’on est prêts, qu’il ne s’agit que de bonne volonté, que c’est le bons sens, et que sais-je... Des paroles magiques, des incantations. Et au final, les enseignants sont seuls et se débrouillent. Alors on les laisse se débrouiller. Ils le font particulièrement bien. Ils l’ont montré à plusieurs moments. Ils savent qu’il est là aussi leur professionnalisme, dans l’adaptation de leur geste professionnel aux situations qu’ils rencontrent.

"Il faut d’une part faire confiance à la neutralité des enseignants. Mais on n’empêchera pas leur parole citoyenne quand ils seront en dehors de leur classe."

En ce moment, ils sont dans une situation difficile pour eux. Car la sécurité et la santé des enfants, c’est particulièrement important pour eux. Aujourd’hui, on nous demande d’accueillir des enfants sans pouvoir être certains qu’ils vont rester en bonne santé. Et c’est très douloureux pour les enseignants. Alors qu’on les laisse faire du mieux qu’ils peuvent. Stop les documents de 60 pages pour nous dire de faire du français et des maths comme si, pendant la période de confinement, on avait oublié d’en faire ! On a prouvé l’inverse. Stop les injonctions sans queue ni tête ! Plutôt que de créer des tensions supplémentaires, il faut au contraire faire confiance aux enseignants. Et quand on voit sur la plateforme Eduscol qu’il faut libérer la parole mais que, attention, il ne faut pas dire de mal de la gestion de la crise, il faut d’une part faire confiance à la neutralité des enseignants. Mais on n’empêchera pas leur parole citoyenne quand ils seront en dehors de leur classe. Et ils auront aussi beaucoup à dire sur cette gestion de la crise, sur le service public de l’éducation, sur ces fragilités, sur ce dont ils auraient eu besoin en cette période."  

 

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Où en sont les hospitaliers ?

Publié le par Eliane Roi

Le billet du Dr Christophe Prudhomme. Amertume

Dr Christophe Prudhomme est médecin au Samu 93.

12 MAI 2020

Alors que le déconfinement est vécu comme une libération par la population, il n’en va pas de même à l’hôpital. La mobilisation a été fatigante, mais la solidarité a permis de tenir. Tout le monde s’accorde sur le fait que l’ambiance de travail pendant ces quelques semaines a été bien meilleure que ce que nous avons connu ces dernières années. Les renforts venus d’autres régions, les petites attentions du boulanger, l’amélioration des repas… Tout cela nous apportait un peu de soleil au quotidien Mais, depuis quelques jours, nous revenons aux repas de l’hôpital dont tout le monde connaît la qualité, nous nous retrouvons de nouveau avec des plannings en sous-effectifs…

En bref, nous revenons à la vie d’avant, ce qui, psychologiquement, est très dur à supporter. La tension retombe au niveau de l’intensité du travail, mais elle devient palpable dans les relations entre collègues, avec la hiérarchie et les directions. Nous venons par ailleurs d’apprendre que la fameuse prime ne sera pas versée en mai, mais en juin. Nos collègues en CDD n’ont aucune perspective concrète de titularisation alors qu’ils se sont dépensés sans compter pendant la période la plus difficile. Et, cerise sur le gâteau, un de mes collègues ambulanciers, dont le dossier a été accepté dans une école d’infirmiers.ères, se voit refuser la prise en charge financière de sa formation. Son amertume est teintée de colère. Alors que des lits sont fermés aujourd’hui parce que nous manquons d’infirmiers.ères, le dispositif de promotion professionnelle permet d’avoir à disposition, sous contrat pendant au moins cinq ans, les professionnels dont les études ont été financées par l’hôpital.

Nous voyons bien ici la perversité des gens qui nous dirigent. Ils créent sciemment une pénurie de professionnels pour rendre inéluctables les restructurations et les diminutions de capacités hospitalières. Ils viennent nous expliquer ensuite la bouche en cœur, ces faux-culs, qu’ils ne sont pas responsables et qu’il n’y a pas d’alternatives. Eh bien si, une autre politique est nécessaire et possible. Puisque la vie reprend, nous allons aussi reprendre nos mobilisations pour obtenir la satisfaction de nos revendications légitimes et qui, j’ose le croire, seront soutenues massivement par la population qui nous a applaudis.

Article en ligne dans le journal l'Humanité.

 

Où en sont les hospitaliers ?

Osez dire que le gouvernement actuel n'est pas responsable de la pénurie de masques et autres matériels dans les hôpitaux est un énorme mensonge !

En effet qui a décidé de ne pas débloquer les crédits pour maintenir la réserve datant de la grippe H1N1 : Bercy. Et qui était à Bercy à l'époque : Emmanuel Macron !

Ils sont pitoyables à ce jeu du "c'est pas moi qui suis responsable mais c'est mon prédécesseur".

Mon constat est simple : la dégradation des services publics et des hôpitaux a débuté avec le tournant libéral initié par Thatcher et Reagan aux Etats-Unis et en France avec Bérégovoy relayés par les guignols médiatiques Tapie et Montand. Depuis, que les gouvernements aient été de "droite" ou de "gauche", la même politique libérale nous a été imposée avec la fermeture massive de lits et d'hôpitaux. Aujourd'hui nous manquons de lits de réanimation mais qui a validé par exemple le Projet régional de santé de la région PACA qui prévoit la fermeture de 13 réanimations ! Qui a fermé, il y a un an, la réanimation de l'hôpital Jean Verdier à Bondy dans mon département, que nous avons pu rouvrir heureusement la semaine dernière car le matériel et le personnels était encore présent ? Les ministres de la santé qui se sont succédés, servilement assistés par une partie des directeurs et des médecins en postes de responsabilité.

Et aujourd'hui, ils viennent pleurer dans les médias, comme le premier de la classe, Martin Hirsch, pour faire appel à la générosité publique pour acheter du matériel et aux retraités pour venir aider le personnel en nombre insuffisant.

Manque de lits et de personnels, ce sont les revendications qui motivent notre grève depuis plus d'un an. Un de ceux qui nous a envoyé paître lorsqu'il était rapporteur du budget de la Sécurité sociale, c'est Olivier Véran qui aujourd'hui essaye de se dédouaner dans ses interventions en tant que Ministre de la santé.

Aujourd'hui nous faisons notre boulot pour assister au mieux nos patients avec des moyens insuffisants. Mais après la crise, il faudra que ces "braves" gens passent à la caisse pour payer car leur responsabilité est clairement établie.

Article en ligne dans Médiapart.

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Marcel est déconfiné

Publié le par Eliane Roi

Marcel est déconfiné

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Publié le par Eliane Roi

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ON MARCHE SUR LA TETE - à lire jusqu'au bout

Publié le par Eliane Roi

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Mon dessin du 10 mai 2020

Publié le par Eliane Roi

Mon dessin du 10 mai 2020
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Restez chez vous

Publié le par Eliane Roi

Restez chez vous

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Paris - Ministère de la Santé - 11 mai 2020 -Des masques gratuits pour tous, des gels, des tests, de l'Humain !

Publié le par Eliane Roi

Paris - Ministère de la Santé - 11 mai 2020 -Des masques gratuits pour tous, des gels, des tests, de l'Humain !

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