Mes créations tissu du 8 mai 2020
Voici le tuto pour les noeuds au ruban :
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Le, la covid19coronavirus est une maladie du capitalisme
Symptôme d’un basculement, le Covid-19 est, selon l’historien Jérôme Baschet, le pur produit du système capitaliste et de son productivisme exacerbé. Selon lui, il est temps d’agir en conséquence.
Historien médiéviste et spécialiste du mouvement zapatiste, Jérôme Baschet est ancien maître de conférences à l’EHESS. Il est l’auteur entre autres de La Civilisation féodale (Aubier, 2004), Adieux au capitalisme (La Découverte, 2014), Défaire la tyrannie du présent (La Découverte, 2018), La Rébellion zapatiste (Flammarion, 2019) et Une juste colère (Divergences, 2019). Il revient avec nous sur la crise engendrée par le coronavirus.
Marianne : Qu’est-ce qui permet d’affirmer que le Covid-19 est une maladie du capitalisme ?
Jérôme Baschet : La transmission à l’espèce humaine d’un virus comme le SARS-CoV-2 est liée aux bouleversements des équilibres du vivant que provoquent l’exploitation et la destruction des milieux naturels. Lesquels sont la conséquence de l’impératif de croissance illimitée et du productivisme compulsif du système capitaliste. C’est ce qui provoque à la fois le dérèglement climatique, l’effondrement de la biodiversité et la multiplication de nouvelles maladies. En ce sens, la pandémie de Covid-19 nous fait entrer avec fracas dans une période au cours de laquelle les humains devront affronter les conséquences des destructions engendrées par la dilatation sans fin de la machinerie capitaliste. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, d’autres pandémies surgiront, avec des virus peut-être beaucoup plus létaux que le SARS-CoV-2. Et ce n’est rien encore à côté de la vraie “seconde vague”, celle des effets attendus du dérèglement climatique.
Un certain nombre d’analystes inscrivent l’émergence du nouveau Coronavirus à l’échelle planétaire dans la longue histoire des épidémies qui accompagnent l’humanité depuis ses origines. Que vous inspire cette approche ?
Les maladies infectieuses n’ont pas attendu le capitalisme pour exister, c’est évident, et elles ont fait dans le passé des ravages parfois plus considérables que le Covid-19. Ainsi, la Peste noire, à partir de 1348, a décimé entre le tiers et la moitié de la population des régions européennes touchées. Cependant, il faut récuser l’idée superficielle selon laquelle les épidémies seraient des phénomènes purement naturels qui auraient existé de tout temps, de la même manière : les épidémies ont une histoire ! Elles se développent surtout à certaines époques, avec des causes spécifiques et des formes de diffusion très variables. Les conditions de propagation d’un virus étant décisives, l’apparition des épidémies dépend en grande partie des interactions entre les milieux naturels et les formes d’organisation des sociétés humaines. Il me semble donc très important de proposer une compréhension historique du Covid-19, à l’opposé de la lecture “naturalisante” que diffuse par exemple Yuval Noah Harari, auteur du best-seller mondial Sapiens. Son discours, soucieux d’écarter toute critique de la globalisation, tend aux élites mondialisées le miroir flatteur dans lequel elles se plaisent à se contempler.
Remonter au néolithique permet cependant de pointer le rôle qu’a pu jouer l’activité humaine dans la propagation du choléra, de la variole ou de la rougeole…
Les principales maladies virales comme la variole, la rougeole, la varicelle, les oreillons, la grippe et d’autres n’ont pas existé de tout temps. Elle se sont développées en lien étroit avec l’un des bouleversements les plus importants de l’histoire humaine, au début du néolithique : le passage des sociétés de chasseurs-cueilleurs aux sociétés agraires, fondées sur la culture intensive de certaines espèces végétales et la domestication de certains animaux. Il en a résulté une promiscuité inédite entre les groupes humains, plus sédentaires qu’auparavant, les animaux domestiques vivant près d’eux, ainsi que d’autres animaux comme les rats et les souris, attirés par les stocks alimentaires. C’est ce qui a permis à différents agents infectieux de passer de l’animal à l’humain : de nouvelles maladies d’origine animale qu’on appelle les zoonoses se sont multipliées. On assiste à un enchainement du même type aujourd’hui : la transformation profonde de l’organisation productive et sociale engendre une modification des interactions entre le monde humain et le reste du monde vivant, ce qui provoque l’émergence de nouvelles maladies épidémiques.
Toutes les pandémies sont-elles dues à l’homme ?
On ne peut pas attribuer à l’être humain seul la responsabilité des pandémies. Les virus et les bactéries existent indépendamment de lui et ont leur propre modus operandi. L’agressivité de la bactérie Yersinia pestis, responsable de la peste bubonique, ne doit rien à l’homme, même si sa diffusion au XIVe siècle, a été favorisée par les routes commerciales joignant la Chine à l’Europe.
Qu’est-ce qui justifie de parler de rupture à propos du Coronavirus plutôt que de voir dans cette pandémie l’aboutissement d’un processus au cours duquel l’homme n’a cessé de vouloir se rendre maitre de la nature ?
D’abord, vouloir se rendre “comme maître et possesseur de la nature”, comme le dit Descartes en 1637, n’est pas une idée qui aurait toujours existé. Certes, les humains n’ont pas cessé de modifier leur milieu et d’interagir avec lui, mais vouloir dominer et exploiter une entité séparée de l’humain et appelée Nature relève d’une conception du monde qui est propre à la modernité européenne. Aujourd’hui, comme lors de la révolution néolithique, nous sommes confrontés à une multiplication de nouvelles zoonoses. Amorcé dans le dernier quart du siècle passé notamment avec le VIH, le mouvement semble s’être accéléré depuis deux décennies : SARS, grippe aviaire H5N1, grippe H1N1, MERS, Ebola, etc. Le premier facteur est l’essor des immenses élevages industriels de volailles et de porcs, dont les installations concentrationnaires et la logique hyper-productiviste entraînent des conséquences sanitaires souvent désastreuses et favorisent les sauts d’espèce des agents infectieux. Le second est la déforestation au profit des monocultures – comme l’huile de palme ou le soja – qu’affectionne le secteur agro-industriel, mais aussi en raison de l’expansion de l’urbanisation.
Les chasseurs d’animaux sauvages s’aventurent dans des zones jusque-là préservées de l’intervention humaine et les animaux sauvages sont poussés à se rapprocher davantage des zones occupées par les humains. Résultat, le VIH est passé des singes des forêts d’Afrique vers l’homme et Ebola de même à partir de la chauve-souris. A quoi s’ajoute la globalisation des flux économiques qui assure aux nouveaux virus les moyens d’un rapide essor : l’explosion du trafic aérien a été le vecteur d’une diffusion planétaire fulgurante du SARS-CoV-2. Au total, l’expansion démesurée de l’économie mondiale, avec son absence manifeste d’attention aux équilibres du vivant, a bien favorisé la multiplication de nouvelles épidémies.
Pour qualifier l’ère actuelle, vous parlez de “capitalocène”. Faut-il opposer ce concept à l’anthropocène ?
La notion d'”Anthropocène” a été proposée en 2000 par le prix Nobel de Chimie Paul Crutzen. Elle désigne une nouvelle période géologique faisant suite à l’Holocène et dont on peut situer le début à la fin du XVIIIe siècle, lorsque l’usage de la machine à vapeur entraîne le décollage de la courbe des émissions de dioxyde de carbone. L’Anthropocène se caractérise par le fait que l’espèce humaine est devenue une force géologique capable de modifier les processus physiques essentiels de la Terre, à une échelle globale. Le dérèglement climatique en est la manifestation la plus évidente. Mais on ne peut pas imputer un tel basculement à l’espèce humaine dans son ensemble. On est face à une causalité historique plus spécifique : le système capitaliste et son productivisme exacerbé. Le terme de “Capitalocène” est donc une dénomination beaucoup plus pertinente pour qualifier la période actuelle.
On ne peut espérer enrayer les menaces qui pèsent sur la planète et sur l’humanité sans rompre avec les logiques consuméristes et productivistes propres à la civilisation capitaliste
Est-ce naïf que de penser que la pandémie actuelle puisse servir de point de départ à une transformation du monde ?
La paralysie de l’économie mondiale entraîne quantité de phénomènes extrêmement surprenants et pourrait être l’occasion de salutaires remises en cause. Mais il serait naïf de croire qu’un vaste examen de conscience puisse suffire à changer le cours des choses. Surtout si on omet de prendre en compte la puissance des forces qui œuvrent à une reprise du business as usual. Mais si le Covid-19 est bien une maladie du Capitalocène, il serait temps d’agir en conséquence ! On ne peut espérer enrayer les menaces qui pèsent sur la planète et sur l’humanité sans rompre avec les logiques consuméristes et productivistes propres à la civilisation capitaliste.
Extrait d'un article de Marianne.
A tous ceux qui n'ont pas le moral
Ne regardez plus la télévision (juste les titres et éteignez), n'écoutez plus les drames à la radio, ne lisez plus les titres moroses dans le journal. Tout est fait pour que les gens aient le moral à zéro (et ça ne date pas d'hier). Un peuple qui n'a pas le moral est un peuple qui se laisse asservir. Oui un autre monde est possible. Il suffit de le vouloir. Nous sommes quelques uns à rabâcher, mais si tout le monde s'y met, nous sommes des millions face à cette poignée qui gouverne le monde et détient les richesses et le pouvoir de dominer les autres. Le climat, l'écologie, le social sont des combats nobles et il ne faut pas croire ceux qui vous disent "c"est foutu", "on ne pourra pas changer les choses", "il y aura toujours des très riches et des très pauvres". C'est faux. Seule la lutte est payante. Je ne cherche pas à convaincre (quoique), je cherche juste à faire comprendre à tous que si demain nous descendons par millions dans les rues, avec la volonté de faire changer la société, les gouvernements, sans violence, pour établir les fondements d'une société basée sur l'Humain et la Planète et non basée sur l'argent, C'EST POSSIBLE. Pourquoi n'avons-nous pas été plus nombreux dans les rues ? Les gens n'y croient plus ; ils ont tort. Pourquoi sommes-nous encore des milliers à vouloir faire changer les choses ? Il ne faut jamais baisser les bras ; si on s'y mettait tous, les voyous finiraient par partager les richesses et donner enfin les moyens de nourir et soigner tout le monde. Les journaux, les médias, regorgent de faits divers d'assassinats, de viols, de drames en tous genres. Parallèlement, la science et la médecine avancent -avec le peu de moyens qu'ils ont- et des chercheurs, des médecins, des scientifiques travaillent avec acharnement pour nous trouver un vaccin, un remède, des médicaments. C'est dans le sens du progrès qu'il faut regarder. Il faut rire, partager, débattre entre nous et cesser d'écouter ces médias nauséabondes, détenues par les neuf plus grosses fortunes de France. Le capitalisme fait pluss de dégâts que le virus lui-même et le vote ne suffit pas. Les personnels soignants demandent le soutien de tous -quand ils en ont le temps-, ainsi que les enseignants, les salariés que l'on oblige à aller bosser sans moyens de sécurité adéquats...... L'espoir et la joie de vivre sont en chacun de nous. A nous d'établir les bases d'une société humaine.
Ce n'est pas un article de journal, c'est un article de mon coeur et de ma volonté de voir les choses changer pour le bien-être de tous.
Honte à ce gouvernement
"Nous ne voulons pas prendre à d’autres salariés des jours de congé ou de RTT. Nous vous demandons de voter une loi qui décide d’un plan de formation et de recrutement pour les hôpitaux et les Ehpad, d’augmentations de salaires immédiates et qui enjoigne le gouvernement à engager des négociations sur la revalorisation des grilles de rémunérations des personnels hospitaliers".
Dixit ce médecin du samu 93.
De qui se moque-t-on ?
Pour remercier les personnels soignants qui n'ont pas compté leurs heures, leurs courage, leurs morts......... le gouvernement n'offre que le mépris et persiste dans sa politique du "tous profits", du "rentable". Ce n'est plus de l'exploitation, c'est de l'esclavagisme.
Qui pourra croire encore que Monsieur Macron est un homme de gauche ? que notre pays est une "démocratie" ?..................................................
La désinformation des médias
"Entendre dire partout que ça se passe bien est insupportable", juge cette enseignante. Selon elle, le protocole est inapplicable.
"Pour ceux qui sont depuis longtemps dans l’Éducation nationale, ce protocole est un Ovni", estime la directrice d'une école du Lot et Garonne.
EXTRAIT d'un article de Sud-Ouest. 14 mai 2020.
Octave et Philomène Courtoisie au Café-Riche
Octave et Philomène Courtoisie sont à nouveau en balade sur les grands boulevards. Monsieur Haussmann transforme Paris comme jamais. Faisant une pause pour se désaltérer, ils se retrouvent au Café-Riche.
Le Café-Riche est un des établissements les plus célèbres du boulevard des Italiens, au 16, depuis 1791 . Philomène apprécie de pouvoir s’assoir un peu à l’écart de la cohue des grands boulevards.
A la différence du Café Anglais, établi en face et dont la clientèle féminine est plus mêlée, le Café-riche est un lieu de rencontre politique et littéraire. On y voit les journalistes d’opposition ; en 1888 les boulangistes le fréquentent . Depuis 1857, les Goncourt, qui sont des habitués du lieu écrivent : « le Café-riche semble dans ce moment vouloir devenir le camp des littérateurs qui ont des gants ».
A partir du moment où les commandes commencent à affluer, Monet et Sisley y déjeunent en compagnie de leurs premiers clients. Aujourd’hui, donc en 1891, des écrivains symbolistes ou décadents viennent y affirmer leurs opinions : Moréas, Barrès, Lorrain.
Octave espère secrètement rencontrer Monsieur de Maupassant en ce lieu connu du tout Paris. Mais il leur faut reprendre le fiacre l’Urbaine, la plus connue des compagnies de fiacres, qui se distingue par sa couleur jaune.









