300 manifestants à Paris, EN GREVE, pour réclamer plus de moyens en psychiatrie - 22 janvier 2019
Le collectif Pinel en Lutte - à l'origine d'une grève à l'hôpital Philippe-Pinel d'Amiens - rejoint notamment par La Psychiatrie parisienne unifiée, des syndicats de psychiatres (SPH, USP), Sud Santé et la CGT, ont appelé à un rassemblement place de la République à 11h, avant une marche en direction de l'Assemblée nationale.
Objectif, « alerter la population de la situation dramatique de la psychiatrie publique ». Une discipline que la ministre de la Santé Agnès Buzyn a elle-même qualifiée de « parent pauvre de la médecine » et qui souffre d'un manque d'attractivité et d'effectifs.
« Les perchés du Havre »
Parmi les manifestants figurent notamment les soignants de l'hôpital psychiatrique Pierre Janet du Havre. Ils avaient fait parler d'eux en juin 2018 en montant sur le toit du bâtiment des urgences pour dénoncer les conditions désastreuses de prise en charge des patients. Ils réclamaient des postes supplémentaires. Les soignants en grève se sont rapidement baptisés « les perchés du Havre ».
S’ils ont obtenu la création de quelques lits supplémentaires, aujourd'hui « les perchés » ne désarment pas. Ils continuent à exiger de meilleures conditions de travail. Le manque de moyens conduit à de la maltraitance.
Des patients en demande de soins
Selon Frédéric Le Touze, infirmier et délégué syndical, et Mathias Monnier infirmier, les patients sont conscients de la dégradation des lieux, ce qui mène à des situations ingérables.
Multiples griefs
Les infirmiers du Havre rappellent que la situation n’est pas propre à leur établissement. « Ce n’est pas que dans mon service, ce n’est pas que dans mon hôpital. Les situations sont pareilles partout ».
Manque de personnel, de financement, de formation et turn-over important des équipes font partie des griefs. Le personnel soignant dénonce aussi les délais d'attente pour des consultations, le recours « plus facile au médicament » ou le manque de places d'hébergement dans les centres médico-sociaux, qui contribuent à l'engorgement des services et qui poussent à faire sortir les patients le plus rapidement possible pour libérer des lits au détriment du « travail de fond ».
Car la diminution du nombre de lits de psychiatrie générale à l'hôpital, de 60% entre 1976 et 2016 selon l'Igas, n'a pas été entièrement compensée par l'augmentation des moyens en ville, où les centres médico-psychologiques sont saturés, tandis que les besoins s'accroissent.
Source : RFI.
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Les salariés de la SEMAT La Rochelle EN GREVE
Les salariés de la SEMAT en grève à La Rochelle.
Près de 90% des salariés de l’unité production et, fait rare, les deux tiers des employés dans les bureaux…EN GREVE.
Le débrayage organisé ce lundi à la Semat, qui construit des bennes de ramassage de déchets dans le quartier de Port-Neuf à La Rochelle, a été très suivi parmi les quelque 220 personnes qui y travaillent.
Pour autant, les salariés en grève attendent toujours une réponse de la direction à leur revendication : le versement d’une prime Macron. Selon eux, le versement d’une prime d’intéressement l’an dernier a été dérisoire au regard de "l’année record" de production de l’usine rochelaise.
















