La grève peut être victorieuse
La reprise des Fonderies du Poitou, à Ingrandes sur Vienne (86) par le groupe Liberty House validée par la justice
Sur les 732 emplois des deux fonderies, plus de 600 devraient être conservés. Renault, qui sous-traite avec ces deux usines, s’est engagé à un volume de commandes durant quatre ans.
Pour les quelque 732 salariés des deux fonderies jumelles d’Ingrandes-sur-Vienne, dans la Vienne, c’est l’épilogue d’un long feuilleton économico-judiciaire : vendredi 26 avril, les tribunaux de commerce de Lyon et de Poitiers ont annoncé qu’ils validaient le rachat des deux usines poitevines par le groupe anglo-indien Liberty House. « C’est un soulagement, commente Jean-Philippe Juin, le délégué syndical CGT de Saint-Jean Industries Poitou (ex-Fonderie du Poitou Aluminium). On attendait depuis longtemps la décision… Aujourd’hui, c’est tombé : c’est Liberty House. Mais il y aura une vigilance à avoir car on ne connaît pas les détails de leur plan de diversification. »
La société Saint-Jean Industries Poitou (dont la maison mère est sise dans le Rhône) avait été placée en redressement judiciaire le 29 novembre 2018. Le 8 février, c’est la Fonderie du Poitou Fonte qui avait connu le même sort. Sous-traitantes du constructeur automobile Renault, auquel elles fournissent des culasses et des carters de moteur, l’une comme l’autre sont frappées de plein fouet par la crise du diesel.
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Le 8 mars, répondant à la mobilisation des fondeurs et aux interpellations des élus du Châtelleraudais, la secrétaire d’Etat à l’industrie, Agnès Pannier-Runacher, avait fait le déplacement à Ingrandes-sur-Vienne. Elle est revenue dans la Vienne, vendredi, à l’heure du dénouement :
« Aujourd’hui, nous avons trouvé une solution de reprise qui permet de préserver plus de 600 emplois. On est au-delà de ce qu’on espérait faire il y a un mois. Je veux saluer ici l’ensemble des acteurs qui ont permis cette victoire, parce qu’il faut le reconnaître comme une victoire. »
Des salariés sur le départ
Le plan de reprise présenté par Liberty House prévoit, en effet, de conserver 295 salariés sur les 331 de Saint-Jean Industries Poitou et 328 sur les 401 travaillant à la Fonderie du Poitou Fonte. Ces 109 postes supprimés ne devraient néanmoins pas se traduire par un même nombre de licenciements secs : « Les 36 suppressions à l’alu sont couvertes par des départs volontaires, détaille Jean-Philippe Juin. Mais à la fonte, pour le moment, il devrait y avoir 16 départs contraints sur les 73 postes supprimés… Il y a une négociation en cours pour tenter de limiter ce chiffre à 6 ou 7. »
Liberty House prenant possession des deux fonderies du Poitou le 2 mai, les salariés qui ne seront pas repris pourraient quitter l’entreprise dès la semaine du 29 avril. Agnès Pannier-Runacher a précisé :
« L’Etat et la Région accompagneront Liberty House avec les élus. Il faut aussi accompagner les salariés car même si, pour l’essentiel, ce sont des départs volontaires, il faut accompagner leur rebond. Là aussi, on sera très attentif à ce que cela se déroule de la meilleure façon. Et, de manière générale, nous déployons un plan pour accompagner les entreprises du diesel et leur donner les moyens de diversifier leur production. »
Les audiences devant les tribunaux de commerce de Lyon et de Poitiers avaient été reportées à trois reprises, ces dernières semaines, afin de permettre à Liberty House et à Renault de parvenir à un accord. Celui-ci était indispensable à la levée des conditions suspensives assorties à l’offre de reprise du groupe britannique. Signé le 19 avril, cet accord prévoit notamment un engagement du constructeur automobile sur des volumes de commandes durant quatre ans et implique, de sa part, une prise en charge des coûts liés à la présence d’amiante dans les deux usines.
« Et même si on sait que Renault soutiendra l’activité durant quatre ans, il va falloir que Liberty trouve rapidement de nouvelles pièces à fabriquer. »
« Liberty House, de son côté, s’engage à investir 4 millions d’euros dans les vingt-quatre premiers mois pour la remise en état de l’outillage et un million pour la maintenance, détaille Jean-Philippe Juin. Et même si on sait que Renault soutiendra l’activité durant quatre ans, il va falloir que Liberty trouve rapidement de nouvelles pièces à fabriquer. »
Le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine s’est, quant à lui, engagé à mobiliser 2,8 millions d’euros pour accompagner la diversification de la Fonderie du Poitou Fonte.
Source : Le Monde – 27 avril 2019
Vu aux infos régionales le véhicule rétrofuturiste-Jules Verne (il est beau)
Une hélice permet de mouvoir une voiture. Comme elle permet de moudre du grain. Sans décoller dans les deux cas. Idéal pour la Fête du vent. Daniel Proust, d'Ouzilly près de Châtellerault dans la Vienne, s'est inspiré de l'Hélica de l'ingénieur Marcel Leyat, construite dans les années 20, pour fabriquer une réplique de cette voiture à hélice montrée le week-end dernier à Villefagnan.
Ce passionné d'aéronautique, pilote, mécanicien et constructeur d'avions - il dit en avoir fabriqué dix-sept - ne disposait d'aucun plan. «J'avais des documents, des images et je m'en suis inspiré», dit-il. Les plans, pour le moment tenus secrets, existent désormais grâce à son fils ingénieur.
Papiers s'il vous plaît !
«Cette voiture est le compromis idéal entre l'avion et l'automobile», assure Daniel Proust. Sur la route, les gendarmes ne sont pas les derniers à risquer un coup d'oeil. «Dès que je vois un képi, confie le pilote, je sais que l'on va m'arrêter.» C'est avec une bonne assurance que le conducteur - ou le pilote, c'est selon - exhibe la carte grise de son engin. «Huit chevaux fiscaux avec un moteur de seulement 3 chevaux!» La maréchaussée est épatée. Mais la voiture à hélice a bien été homologuée comme telle par la Direction régionale de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement (Drire).
Environ 4,50 mètres de longueur pour 1,40 mètre de large, 400 kilos et deux places assises. Pour s'installer à bord, il faut demander un escabeau ou être apte au saut en hauteur. Prêt au voyage? Avant le départ, il faut penser à positionner le véhicule face à la route - hélice et moteur à l'avant - car il ne dispose pas de marche arrière. «Les avions non plus», s'excuse Daniel Proust qui ne manque jamais d'amis pour le mettre dans la bonne direction.
Jusqu'à 80 km/h
Rien ne semble difficile à ce fou d'aéronautique. «J'ai simplement employé du bois et de l'aluminium. Le moteur Citroën de 602 cm3 est idéal. C'est l'hélice fixée en bout de vilebrequin à la place du ventilateur qui assure un fonctionnement régulier. Les roues viennent de motos. La suspension est faite de lames de bois de hêtre, à l'avant. La direction est actionnée par des câbles. Une cale remplace le frein à main.» Pour l'heure, le pilote ne semble pas disposé à donner de petites soeurs à sa voiture. «J'ai 65 ans», soupire-t-il.
Daniel Proust est arrivé tôt dimanche sous la pluie à Villefagnan, derrière l'hélice, mais réchauffé par le moteur. «François Mandigout, organisateur de la Fête du vent, n'aurait souffert aucun retard ni absence», sourit-il. Il a donc dévalé les 110 kilomètres qui séparent son domicile de Villefagnan à vive allure. «Je file jusqu'à 80 km par heure, dit-il. Le sens du vent ne change rien à ma vitesse.» Son Hélica est assurément sa petite reine!
Source : La Charente Libre.
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Et voici le lien du blog de mon ami Farfadet 86, sur ce véhicule extraordinaire et son propriétaire, non moins extraordinaire : CLIC :
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Les Tacots Mirebalais ... - Le Mirebalais Indépendant
Avant-hier, dimanche, c'était la 7ième édition de la concentration des tacots mirebalais ... Cette manifestation qui, d'ordinaire, attire bien des visiteurs, n'a pas eu cette année un impact au...












