Vu ce matin dans le Canard Enchaîné
Vive le corona !
D'accord, il effraie, il ostracise, il met en quarantaine, mais, haut les coeurs, il y a aussi du bon dans le coronavirus (si si !). Les anticléricaux se félicitent qu'il suspende les offices en Italie, les écologistes se réjouissent qu'il participe à réduire le réchauffement climatique puisque les transports sont moindres, les usines tournent au ralenti, les rejets de CO2 baissent, la décroissance est en marche. Ce n'est pas bon pour l'emploi ? A court terme, peut-être, mais au-delà ? Car, après avoir délocalisé l'essentiel de l'activité de main d'oeuvre en Asie, l'Occident prend conscience qu'il s'est mis dans un mauvais cas. Une pièce détachée manque, et toute la chaîne de production s'arrête. Pire, depuis l'apparition du coronavirus -le coronavirus c'est le microbe, le COVID19 c'est la maladie-, la crainte de pénurie de médicaments a resurgi. Depuis vingt ans, la plupart des labos pharmaceutiques ont délocalisé leur production dans des pays à bas coût ; 60 % s'effectue désormais en Chîne et en Inde. Résultat ? Quand le mal vient d'Asie, les médicaments ne sont plus là. C'est bêta. La mondialisation bientôt remise en cause par le coronavirus ? Le virus, en tout cas, pose les bonnes questions. Bruno Le Maire l'a attrapé, qui incite la France à produire davantage de biens stratégiques à l'intérieur de ses propres frontières. Sanofi a annoncé qu'il voulait regrouper en Europe la totalité de ses sites de fabrication "de principes actifs".
Un virus qui invite à réfléchir, c'est déjà ça...






















