Mon dessin d'hier
La maison Pfister est probablement la maison la plus connue de Colmar. Elle a été bâtie en 1537, comme l'indique le millésime inscrit sur une fenêtre de la tourelle d'escalier, pour un chapelier de Besançon, Ludwig Scherer, en lieu et place d'une maison dite « au coq rouge » ou « zum schwarzen Hanen ». Des modifications y ont été apportées en 1577 (ajout des fresques).
De 1790 à 1830, elle appartenait au commerçant Johann Jacob Doerner; Le mercier Charles Macker l'acquit en 1830. En 1841, le commerçant François Jean Pfister et, en 1860, François Joseph Pfister, en furent les propriétaires (d'où son nom aujourd'hui) . Depuis 1892, elle appartient à la famille Judlin (commerçants en gros) qui, en 1909, la fit restaurer dans les règles de l'art.
La maison fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 14 mars 1927.
François Boucq - le dessinateur à (re)découvrir
En 1975, il entre dans le monde de la bande dessinée grâce à la revue Mormoil avant de travailler à Pilote (où il lance Cornets d'humour, sa première bande dessinée, une suite d'histoires courtes scénarisées par Delan) et Fluide glacial (où il crée Rock Mastard et, avec Christin, Les leçons du Professeur Bourremou) de 1977 à 1982 (il y dessine encore ponctuellement depuis). Il signe son premier album en 1981. Il connaît ses premiers succès avec ses histoires courtes publiées dans (À suivre) et rassemblées par la suite en albums : Les Pionniers de l'aventure humaine, Point de fuite pour les braves, La Pédagogie du trottoir et La Dérisoire effervescence des comprimés.
En 1984 commencent dans les pages d'À Suivre les aventures de Jérôme Moucherot, « assureur-explorateur en costume léopard » qui « part en quête de lui-même dans la jungle de l’existence », série ensuite collectée en albums. Puis la fabuleuse série des BOUNCER, dessins magistraux sur l’Ouest américain.
Il est de la même trempe que les Gotlib, Franquin, Reiser et Wolinski, c’est un dessinateur à (re)découvrir.
S’ensuivra une longue carrière, récompensée avec mérite en 1998 par le grand prix de la ville d’Angoulême, dans le cadre du Festival de la BD .
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