Mon dessin d'aujourd'hui - 14 septembre 2022
« Tous les rapports sur le réchauffement climatique prédisaient la multiplication des incendies »..
« Nous dénonçons depuis des années notre insuffisante capacité à y répondre ».
« Nous avons moins de camions, moins d’effectifs et moins de temps pour nous entraîner ».
« Depuis 2006, tous départements confondus, le nombre de camions citernes de lutte contre les feux de forêt a diminué ; et la réponse du gouvernement n’est toujours pas à la hauteur ».
« La flotte aérienne est insuffisante, vieillissante, dégradée ».
« L’office national des forêts est considérablement mis à mal, les emplois de forestiers-sapeurs sont menacés, les règles de débroussaillage et d’entretien sont trop peu respectées parce que les agents publics chargés du contrôle sont en sous-effectif »…
Ces cris d’alarme des pompiers rappellent ceux des infirmières pendant la pandémie de coronavirus.
Nous ne pouvons que les soutenir et être à leurs côtés puisque comme pour les personnels soignants, ils sont là pour nous, pour nous protéger et nous soigner.
Dans la fournaise de la Gironde, on est loin, très loin, des « cérémonies » pour la reine d’Angleterre, qui font encore rêver celles et ceux qui n’ont pas compris que les trois quarts des anglais vivent dans la précarité, ne mangent pas à leur faim et ne sont pas tous admiratifs d’une monarchie où les milliards sont honteusement affichés dans les médias qui n’en finissent pas de déverser des informations à mille lieues des réalités et des préoccupations des gens.
Les Anglais (et les Français) qui sont contre la monarchie et ces « cérémonies » d’un autre temps ne passent pas à la télévision.
Une meilleure répartition des richesses serait souhaitable ; je ne pense pas que les chômeurs britanniques se réjouissent que la pièce montée du « mariage princier » d’Harry Pauter ait coûté 40 000 euros, tout comme je ne pense pas que les pompiers et les infirmières, épuisés, soient à même de « pleurer » une reine ou toutes autres personnes pour qui un « mariage princier » (40 millions d’euros) peut coûter le prix d’un canadair (35 millions d’euros) ou d’un hôpital en Côte d’Ivoire (30 millions d’euros).
Nos vacances fichier 1bis - la Vallée des Usines -Thiers 5 septembre 2022
Centrée sur l’industrie de la coutellerie, la ville de Thiers (Puy de Dôme) est un lieu emblématique du patrimoine industriel national.
Edifiée sur le versant pentu entre la montagne forézienne et la plaine de Limagne, sur le cours torrentueux de la Durolle, Thiers est depuis plusieurs siècles la capitale de la coutellerie en France.
Voici la vallée des Usines :
Dès le XIVème siècle, l’essor des techniques permet le développement d’un important artisanat : fabrication de draps, tanneries, papeteries et début de la métallurgie avec la coutellerie.
À partir de 1850, seule la coutellerie parvient à se maintenir avec l'introduction des machines qui préfigure l'avènement de la grande industrie. À cette époque, l'industrie coutelière présente une organisation particulière. La main-d'œuvre nécessaire pour fabriquer un couteau est disséminée à travers la ville ; il y a une extrême division du travail, les ouvriers sont spécialisés dans un métier, transmis de père en fils, pour lequel ils acquièrent une grande dextérité.
Les barres d'acier que les entreprises reçoivent sont d'abord confiées aux « martinaires » qui les amincissent (afin qu'elles puissent être aiguisées) grâce à des martinets mus par la force hydraulique de la rivière. Les forgerons reçoivent ensuite ces barres avec lesquelles ils forgent les pièces de couteau. Ces pièces sont ensuite envoyées aux limeurs, aux perceurs, aux émouleurs puis aux polisseurs qui aiguisent et polissent les lames sur des meules entraînées par la Durolle.
Le fabricant effectue lui-même la trempe, puis, après que le cacheur ait livré les manches, toutes les pièces sont finalement remises aux monteurs qui habitent les faubourgs de Thiers. Cette organisation de la production est donc caractérisée par une dissémination importante des lieux de travail dans la région thiernoise et plus particulièrement dans la vallée.
Au XIXème siècle, la coutellerie passe du stade artisanal à celui de l’usine. La force motrice hydraulique de la Durolle, encaissée dans sa gorge montagnarde, fut utilisée par l’industrie coutelière pour mouvoir les machines (par le biais des courroies et poulies) avant de produire l’énergie électrique.
Les fabricants couteliers emploient de nombreux ouvriers spécialisés car la fabrication nécessite une soixantaine d’opérations successives : étirage de l’acier, forge, trempage, émoulage, polissage de la lame de couteau, avant de monter le manche, souvent en corne, sur l’embout de la lame. Cette division du travail poussée donne un emploi souvent à temps partiel aux paysans-ouvriers (dans les montagnes du Forez) et aux ouvriers des usines dans la région de Thiers.
La force hydraulique de la Durolle est utilisée à Thiers dès le Moyen Âge pour mouvoir les moulins à farine, les foulons des tanneurs, les maillets des papetiers, et avec le développement de la coutellerie, les martinets des fondeurs et les meules des émouleurs. Dès le XVe siècle, un quart de la population thiernoise exerce le métier de coutelier. Les objets produits dans la vallée sont exportés dans plusieurs pays au XVIIe siècle, en Espagne, en Italie, en Allemagne, en Turquie et aux Indes.
Vers 1900, la situation de l’activité était prospère, de même après 1945. Cette solide réputation de ville industrieuse trouve des débouchés en Europe occidentale et aux Amériques.
Aujourd’hui, la concurrence internationale de moindre qualité et moins chère, venant d’Asie, est fortement présente et pénalise les ventes. Toutefois, actuellement Thiers reste la capitale coutelière française : l’industrie thiernoise fabrique 70% des instruments tranchants produits en France (dont le célèbre Laguiole). 2000 personnes pour la production de 350 000 pièces vendues en France et à l’étranger.
Dans les gorges de la Durolle deux portions sont remarquables. La portion du « Creux de l’Enfer » présente une usine de coutellerie (devenue centre d’art contemporain) et l’usine du May, réhabilitée en 2009 « Maison de l’Aventure Industrielle » (turbine hydraulique, évolution technologique, architecture du XIXème).
La portion de la « Vallée des Rouets » (moulins à émoudre) permet une immersion physique sur la trace des émouleurs (artisans allongés sur une planche au-dessus de leur meule pour façonner le tranchant de la lame).
Le Syndicat d’initiative peut prendre en charge un groupe pour la journée et conduire la visite dans « la vallée des usines » sur les traces de cette histoire ininterrompue depuis six siècles.
Je me suis régalée à photographier ce site fabuleux ; nous sommes tombés dessus par hasard en cherchant un cours d'eau dans cette ville-étape. Le tourisme industriel me passionne, cette architecture du XIXème siècle est fascinante et l'on apprend beaucoup sur le savoir-faire de l'époque, le monde ouvrier et les matières nobles, la métallurgie, le bois, les machines, le rôle de l'eau dans le fonctionnement des usines.....
Des sites ont été réalisés sur le patrimoine industriel de nos régions, on peut s'y référer et connaître l'histoire des cheminées et bâtiments en friche.........
L'urgence climatique -le réchauffement climatique -les incendies
Ce matin nous ne pouvons pas ouvrir les fenêtres. Une odeur de brûlé étouffante est dans l'air et pénètre partout. Nous ne sommes pas en Gironde, nous sommes à Saintes, en Charente-Maritime, à 120 km de l'incendie de Saumos, en Gironde, près de Lacanau.
Canicules, incendies et sécheresses à répétition, tempêtes, inondations, cancers dus aux pesticides (Monsanto…), effondrements des glaciers… la pénurie d’eau courante dans 100 villes……
Les climatologues et les scientifiques ont pourtant tiré la sonnette d’alarme ; nous sommes loin de faire face à ces événements. Les défaillances sont nombreuses sur l’ensemble de la chaîne d’intervention, de la prévention à l’adaptation en passant par la prévision et les secours. L’état néolibéral entre en contradiction avec les nécessaires politiques d’adaptation et de lutte contre le réchauffement climatique. Les pompiers sont au bord de la rupture, les pilotes de Canadair, fonctionnaires hospitaliers…
(en Australie, 3 milliards d’animaux ont été tués ou déplacés par les mégafeux l’an dernier). Sans parler des arbres disparus, poumons de la planète. Cela aurait dû interpeller nos dirigeants. Le président français reconnaît l’urgence dans ses propos, pour la nier ensuite par ses actes. L’effondrement de la biodiversité devrait être l’urgence majeure.
La sécurité civile repose sur le don de soi, avec 40 000 sapeurs-pompiers professionnels et environ 200 000 volontaires ; lorsqu’ils partent en renfort sur les incendies, c’est sur leur temps de vacances. Avec la généralisation du risque climatique, s’il n’y a pas d’embauches et de moyens supplémentaires, nous pouvons redouter le pire pour les futures interventions. Les gros incendies vont augmenter de 30 % d’ici à 2050, ainsi que les sécheresses et les inondations. Entre 2006 et 2020, le nombre de camions-citernes a diminué de 1014 unités ! les moyens aériens de la sécurité civile (12 Canadair et 7 Dash, sont trop peu nombreux et mal entretenus , on doit compter sur la solidarité européenne. Le ministre de l’Intérieur n’a, pour l’instant, annoncé que la création de 3000 postes de gendarmes verts ( !) .
La végétalisation des villes, qui permet d’adoucir les canicules et de faciliter l’absorption de l’eau lors de pluies torrentielles n’est pas à la hauteur ; l’exécutif est trop timoré avec ses 500 millions d’euros pour la renaturation des centres urbains. Le démantèlement de l’Office National des Forêts est une grave erreur, le système hospitalier -déjà à bout de souffle en tant normal- n’est pas prêt à faire face à l’intensification des vagues de chaleur.
Depuis plus de 10 ans, les salariés de Météo France travaillent au gré des réorganisations, au rythme des coupes budgétaires et des suppressions de postes ( !). 100 postes disparaissent chaque année depuis 10 ans ; avec la sécheresse et la canicule de cet été 2022, les incendies, ces salariés ont été mis sous pression , sans en avoir les moyens humains et financiers pour honorer leurs missions de service public. Les prévisions sont essentielles, et elles le seront de plus en plus.
L’urgence environnementale, le respect du vivant, la justice sociale et les biens communs (eau et énergie) sortis des griffes du marché, repenser nos moyens de production, de consommation et de transport, doivent (devraient) guider toutes actions politiques.
-illustrations Jean-Pierre-
Nos vacances Fichier 1 - Thiers (63) - 5 septembre 2022 (première étape)
Départ en vacances 2022.
5 septembre 2022. Notre première étape fût à Peschadoires, dans le Puy de Dôme, tout près de Thiers. L’hôtel de la Belle Epoque (1890) rose et plein de charme a eu notre préférence, nous y avons séjourné à l’aller et au retour. Thiers a un riche passé industriel dans le domaine de la coutellerie et nous avons eu la chance de pouvoir admirer et photographier LA VALLEE DES USINES, avec ses anciens bâtiments industriels et ses chutes d’eau. Le tourisme industriel est une de mes destinations préférées. Dix fichiers photos résumeront notre semaine de vacances, de Saintes à Annecy, en passant par les Gorges du Fier, le col de la Forclaz, et une courte étape à Lyon, sur les terres de mon enfance, les paysages nous ont émerveillés. La montagne ne nous déçoit jamais. Je vous invite à nous suivre ; c’est par ici :
(je mettrai les photos de nos vacances petit à petit au fil du temps avec des petits articles intercalés selon l'actualité).
La Schneider 030 T de Saujon (17)
La Loco Schneider 030 T du Train des Mouettes -Saujon 17
La locomotive à vapeur le Progrès a été construite en 1891 par les établissements Schneider au Creusot. C'est une locomotive typique du XIXe siècle, à trois essieux moteurs. Elle est la plus ancienne machine à vapeur actuellement en service sur voie normale. Elle circule de Saujon à La Tremblade.
En avril 1961, l'arrivée des locomotives diesel annonce la fin de la vapeur sur la ligne Saint-Victor/Cours. La Progrès est remisée sur une voie de garage en attendant d'être vendue à un ferrailleur. Un mois plus tard, les Ets Gouverneyre ont construit un abri pour ces locomotives, où elles vont rester durant vingt ans. La ligne Saint-Victor/Cours ayant fermée en 1969, elle est revendue en 1983 à l'Association du Chemin de fer touristique de la Seudre. Transportée par la route, elle est ensuite remorquée au dépôt de Chaillevette, centre atelier du train touristique. La locomotive sera restaurée et entretenue à maintes reprises, mais constitue une trop lourde charge pour l'association. En 2002, conscient de la valeur historique et de l'attrait touristique que peut porter ce projet, le Conseil général de la Charente-Maritime décide d'acquérir les vingt et un kilomètres de la ligne ferroviaire Saujon-La Tremblade, ainsi que toutes ses gares. La locomotive est également achetée à l'association et restaurée en 2003. La ligne est dans un premier temps gérée par Veolia Traditions de 2004 à 2006 puis, à partir de 2008, le Conseil général choisit de confier de nouveau la locomotive aux bons soins d'une association, Trains et Traction.
Le Train des Mouettes
La ligne est ouverte au trafic en 1876 par la Compagnie du chemin de fer de la Seudre, et se prolonge alors jusqu'au chenal de La Grève à La Tremblade.
En 1880, la ligne est rachetée par l'Administration des Chemins de fer de l'État, qui absorbera en 1908 la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest en faillite. Le Réseau de l'État après sa fusion avec les autres compagnies ferroviaires nationales en 1938 devient la SNCF.
En 1939, la ligne est fermée au trafic voyageurs, mais poursuit son activité pour le transport de marchandises.
En 1980, la SNCF ferme la ligne à tout trafic, alors que des trains d'huîtres circulent encore au départ de La Tremblade. Dans la foulée, la portion entre la gare de La Tremblade et le terminus de la Grève est déferrée.
En 1984, l'association du Chemin de Fer Touristique de la Seudre (CFTS) refait naître la ligne en y faisant circuler un train touristique.
En 2002, le CFTS cesse l'exploitation touristique. L'infrastructure (voie, gares et dépôt de Chaillevette) est alors rachetée par le département de la Charente-Maritime.
Entre 2004 et 2006, l'exploitation de la ligne est confiée à l'entreprise Veolia Transport par le biais de sa filiale CFTA.
Aucun train ne circule en 2007.
En 2008, l'association Trains & Traction se voit confier l'exploitation de la ligne, et pérennise l'activité.
Le bureau est à la gare de Saujon Chemin Vert, et l'atelier à Chaillevette, au milieu de la ligne, le tout tenu, entretenu et bichonné par des bénévoles et passionnés du ferroviaire.
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Ma déco perso sur cette locomotive :
Bourse d'échanges CLAMS 3 septembre 2022 Fouras
200 photos ici du 3 sept 2022 - Nos photos sont libres de droit.
Un demi-siècle d'une passion qui ne s'est pas altérée. Devenu collectionneur de mécaniques anciennes, Charles Beaufumé ne se lasse pas de démonter, retaper « car déjà tout petit, j'étais attiré par tout ce qui roule, avec ou sans moteur. Je voulais savoir comment l'objet mécanique fonctionnait ». Comme un défi, hérité de son père, lui-même très bricoleur. « La nécessité de se débrouiller et de faire durer les objets pendant la guerre a sans doute exacerbé cette tendance »,indique le poitevin d'origine.
Premier solex à 14 ans, un scooter Lambretta à 16, « mais mon premier pur plaisir de collectionneur a été une 403 Peugeot de 1957, achetée en 1991, restaurée en carrosserie et sellerie ». Il est possible de la croiser sur les routes ou autoroutes de France. Dans la foulée de la 403, sont arrivés des cyclomoteurs, Mobylettes, Solex, donnés pour la plupart, pour ne pas finir à la ferraille. Puis une moto déraisonnable, un mythe, une Norton Commando, aujourd'hui remplacée par une Honda de « Papy » et maintenant la 403 camionnette, qui porte à une quarantaine d'unités l'ensemble de la collection, qui concerne des modèles de 1950 à la fin des années 70.
Parmi les fleurons de belles pièces : « J'ai une affection toute particulière pour un cyclomoteur Dolmen, probablement construit à Parthenay, mais aussi pour la Mobylette, bleue naturellement ou le Solex, noir bien entendu. Ils évoquent des souvenirs à plusieurs générations ».
Pour exister vraiment, ces véhicules doivent rouler. Ils sont faits pour le voyage et la liberté. « On choisit les chemins de traverse et on découvre toujours de nouveaux paysages sans être pressé d'arriver, s'enivre le jeune retraité de l'enseignement. Les cyclomoteurs ont un effet magique. Dès que je m'assieds sur la selle ou que je mets les mains dans le cambouis, j'ai 14 ans. Comme un syndrome, dont nous sommes nombreux à être atteint ».Comme pour se souvenir des belles et vieilles choses.
Charles Beaufumé est membre et responsable du CLAMS (Club du littoral auto moto scooter) à Fouras, qui organise chaque année cette bourse d’échanges très importante le premier week-end de septembre.
La beauté des machines, les bruits des moteurs, les odeurs d’huile et de cambouis sont au rendez-vous pour notre plus grand plaisir.
Sources : La Nouvelle République
Nos photos 2022 :
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