En dix-sept ans, les riches n’ont rien appris, rien compris, rien changé. Ils se gavent. Les milliardaires ont multiplié leur fortune, la catastrophe écologique s’amplifie, la crise sociale est mondiale. Le lien entre ces phénomènes ? Les inégalités. On n’évitera pas le désastre climatique si l’on ne ramène pas les ultra-riches à la raison. C’est ce qu’explique ce livre détonnant, où une analyse implacable se combine à un dessin complice et surprenant .
La crise écologique est devenue d’une gravité dramatique, les hyper-riches se sont empiffrés plus encore, le recul des libertés publiques s’est accentué. Mais des mouvements encourageants se sont aussi développés : l’articulation entre justice sociale et écologie (une idée qui était au cœur de Comment les riches détruisent la planète et de Reporterre) est devenue une évidence pour la gauche, et les luttes écologiques ont pris une ampleur jamais vue, se radicalisant et remportant plusieurs batailles importantes.
L’écologie, qui était méprisée, est devenu la cible des pouvoirs en place — signe paradoxal de notre succès. Une jeune génération est aussi apparue, à partir de 2018 et du mouvement climat, tandis que le capitalisme radicalisait son idéologie.
C’est cette évolution qui nous est racontée, avec Hervé Kempf et Juan Mendez, un dessinateur régulier et talentueux de Reporterre. Ce livre raconte le mécanisme culturel crucial de la destruction du monde.