Ou "trop de féminisme tue le féminisme".
Les combats féministes qui ont jalonné le vingtième siècle se sont avérés indispensables, car ils visaient alors l’accès à des droits et des libertés auxquels les femmes ne pouvaient prétendre. Vote, permis de conduire, tenue d’un compte en banque nominatif, contraception, avortement, divorce : ce que l’on nomme l’émancipation féminine concernait alors une égalité et une indépendance (économique, morale) de la tutelle de l’époux, du père de famille.
Aujourd'hui, les féministes (et les journaux télévisés déprimants) tendent à devenir "misandres", c’est-à-dire qui revendiquent la haine des hommes. Si cela ne concerne que la frange la plus radicale des féministes, il est en revanche rare de trouver une émission de radio, de télévision, une revue, un quotidien, qui ne fasse mention d’un problème de discrimination, si possible nouveau, à l’encontre des femmes -le dernier en date étant l'affaire des viols de Mazan, où la dame ne s'est jamais aperçue qu'elle avait été violée eu des rapports sexuels jusqu'à 10 fois par jour pendant dix ans-.................. ( ) .......... À vouloir tout interpréter par les lunettes de l’oppression patriarcale, on en arrive à produire un miroir déformant. La saturation des médias par ce sujet fatigue, ou pire, exaspère. Autre problème à ce biais : la femme est ramenée à la position de victime ou de moralisatrice à l’excès, de donneuse de leçons.
C'en devient fatigant.
Aujourd'hui même, en écoutant LES GROSSES TETES sur RTL, j'ai entendu le témoignage d'une dame qui, après avoir déclenché un "Metoo" des cuisines dénonçant dérives managériales, blagues graveleuses et agressions sexuelles au sein de certaines institutions étoilées, a écrit un livre sur "la meilleure façon de cuisiner les couilles" ( ). On note au passage l'élégance de cette forme de "rébellion".
Une fois encore, une féministe s'oppose aux hommes au lieu de s'opposer à la société et essayer de faire évoluer les mentalités AVEC SES COLLEGUES MASCULINS.
En trente ans de carrière (à France Telecom), je n'ai JAMAIS eu de geste ou de parole déplacés à mon encontre et nous avions compris ENSEMBLE, hommes et femmes, que c'était la société capitaliste qu'il fallait combattre, non pas opposer les hommes aux femmes !
59% des hommes de 25-34 ans pensent qu'il n'est "plus possible de séduire une fille sans être vu comme sexiste" ou 52% qu'on "s'acharne sur les hommes". Toutes catégories d'âges confondues, 37% (+3 points en un an) des hommes considèrent que le féminisme menace leur place.
Non, messieurs, les hommes ne sont pas tous des violeurs ou des auteurs de féminicides, il y a des millions d'hommes bien en France et dans le monde et je vous souhaite bien du courage pour prouver votre bonne foi.