Ma déco rouge d'hier (ou d'avant-hier)
A quoi ça sert la déco ? A se faire plaisir, le plaisir de confectionner avec ses dix doigts, assembler, coller, coudre, et le plaisir d'offrir ses petites créations aux gens sympathiques, qu'ils soient près ou loin, mais aussi chiner dans les cartons sous les tables des vide-greniers breloques et fanfreluches qui se feront allègrement découper et coller (les anglaises parlent d'"embellissements" -j'aime bien ce mot-). Je suis contente de voir que ça plait aussi aux hommes, certains m'avaient même écrit qu'ils adoraient la mercerie d'antan de leur mère ou de leur grand-mère, et gambader entre rubans et dentelles à l'ancienne, un œil entre les boutons, l'autre sur les tissus et les bobines, attentifs au piquage à la machine des vieux draps ou de la broderie au coin du feu.
Pakistan truck art
C'est joli, c'est insolite, ça me plait forcément :
Au Pakistan, le street-art est plutôt le road-art. Ou plus précisément le truck-art. Impossible de ne pas tomber en admiration devant ces énormes camions, bus et rickshaws envahis d'une profusion de motifs colorés. Une pratique qui s'étend aux voitures, scooters et autres moyens de locomotion.
La grande tradition des peintures camionesques débute au Pakistan dans les années 1920. Pour les compagnies de transport, il s'agit de proposer le véhicule le plus beau afin d'attirer le voyageur. Si le Pakistan n'est pas le seul pays à s'être lancé dans le « tuning » de poids lourds – le reste de l'Asie, l'Afrique et l'Amérique du sud le pratiquent aussi –, ce pays est sans doute celui où cette spécialité est la plus codifiée et profondément ancrée dans la culture nationale.
Les propriétaires de camions peuvent investir des sommes importantes (jusqu'à 5000 dollars, dit-on) pour décorer leur engin. Les œuvres peuvent traiter de religion mais aussi de poésie, s'inspirer de contes populaires, de politique ou représenter divers talismans. Selon la province, les thèmes varient ainsi que les supports utilisés. Dans le Balouchistan ou dans la région de Peshawar, on utilise des placages en bois alors que du côté de Rawalpindi et Islamabad, ce sont plutôt les supports en plastique qui sont installés.
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