Bref historique de Brouage (17) :
Brouage
Étoile de pierre au cœur du marais…
En 1555, Jacques de Pons, seigneur d’Hiers, décide de créer une place de commerce, «Jacopolis», édifiée sur un dépôt de lest des navires. Le flot, en se retirant, laisse dans les creux de l’eau salée que le soleil évapore. Ces salines naturelles, enrichies du travail de l’homme, contribuent à faire la prospérité économique de Brouage devenue un lieu de négoce international. Embellie par le cardinal de Richelieu «avec plus de façon et de gentillesse qui ne se voit ailleurs», la place forte connaît au XVIIe siècle un essor fabuleux. Mais son apogée marque aussi le début de son déclin. Troublée par les querelles religieuses, rognée par son manteau de vase, délaissée par les jeux du pouvoir, Brouage sera peu à peu abandonnée de tous. L’investissement des collectivités, la création du Syndicat Mixte pour la Restauration et l’Animation du Site de Brouage en 1989 ont permis la renaissance de cette place forte oubliée, qui nous livre aujourd’hui les histoires d’hommes disparus, témoignages de notre passé.
Jadis… Jacopolis sur Brouage
Fondée vers 1555 par Jacques de Pons, sur le dépôt du lest laissé par les navires fréquentant depuis plus de 1000 ans le golfe de Saintonge, Jacopolis sur Brouage avait, avant tout, vocation à être une place de commerce. Babel où l’on parlait toutes les langues, riche et prospère, la ville devient un enjeu stratégique tel, que protestants et catholiques se la disputent jusqu’à ce que le Roi lui-même décide de l’incorporer à son propre domaine.
Pierre de Conti, Seigneur de la Motte d’Argencourt ;
Sébastien Le Prestre, Marquis de Vauban.
400 mètres de côté,
7 bastions,
19 échauguettes,
7 courtines d’une hauteur moyenne de 11 mètres,
2 ports souterrains,
4 poternes,
4 latrines,
4000 habitants au 17e siècle.


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