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Entre 80 et 100 agriculteurs sont directement affectés par le tracé de l’autoroute. « C’est un drame pour ces fermes-là . Les expropriations, ce n’est que de l’argent, ça ne remplace pas notre métier qui est de semer, cultiver, produire de l’alimentation. »
En plus de la centaine d’exploitations qui se trouvent sur le tracé, la Confédération paysanne estime à un millier les exploitations coupées en deux, dont les parcelles se retrouveront de part et d’autre de l’axe. « Ils vont devoir faire des kilomètres pour traverser l’autoroute et aller aux champs de l’autre côté.
. Si la parcelle est plus difficile d’accès, on va simplifier l’itinéraire technique de la parcelle, faire moins de rotations des cultures et utiliser plus de pesticides… voire abandonner le champ. »
En janvier dernier, une centaine d’agriculteurs tarnais signait une lettre ouverte alertant sur les effets de l’autoroute et évoquant la « destruction irréversible de nappes phréatiques, de cours d’eau et de bassins indispensables à l’irrigation des exploitations agricoles comme au maintien des refuges de biodiversité ».
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