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Publié le par Eliane Roi

ce matin 7 H
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................................................................On a des précisions sur l'arrestation : la police a pris en chasse des camarades à vélo, ils les ont doublé et ont freiné brutalement. Un vélo a été percuté, le cycliste a chuté plutôt violemment, la personne a été mise en joue et arrêtée....................................................

plage de la Concurrence La Rochelle

plage de la Concurrence La Rochelle

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POURQUOI LE PORT DE COMMERCE DE LA ROCHELLE :

Publié le par Eliane Roi

Le port est le dernier maillon de la chaîne irriguée par les méga-bassines. Dans le Poitou, l’eau utilisée pour l’irrigation agricole est principalement destinée aux cultures de céréales intensives comme le blé et le maïs. Celles-ci sont massivement exportées. Le Port de La Pallice est le deuxième port exportateur de céréales du pays. La prolifération des projets de méga-bassines en amont (Deux-Sèvres, Vienne, Charentes-Maritime) et l’agrandissement du port en aval (prévu pour 2025) sont les deux faces d’une même pièce. En amont, l’agro-industrie assèche les nappes, les cours d’eau et les rivières. En aval, elle racle les fonds marins d’une zone Natura 2000. En amont comme en aval, elle le fait au mépris des avis du Conseil National pour la Protection de la Nature et des réglementations environnementales en vigueur. L'agro-industrie accapare et privatise l’eau,  marchandise l’alimentation. Comme le dit lui-même le directeur de l'entreprise Soufflet, les négociants en céréales qui investissent dans l’agrandissement du port comptent sur les méga-bassines pour des cultures toujours plus intensives à même de rentabiliser leurs nouveaux silos. Pour stopper les méga-bassines, nous devons cibler ses multinationales et méga-coopératives, véritables responsables et bénéficiaires de ce système. 

Le port et ses flux alimentent une agro-industrie qui ravage le territoire et fait disparaître les paysans : 

Au croisement des importations croissantes de soja et des exportations massives de céréales, des flux de pesticides et d’engrais chimiques, le port est un rouage stratégique de l’accaparement des terres, de l’eau, et de la valeur du travail agricole. Dans le système bassines, les irrigant-e-s sont bien peu de choses à côté des grosses sociétés qui les exploitent et les enserrent dans une dépendance économique et technique. Jadis aux mains des producteurs, les méga-coopératives sont elles aussi passées sous le contrôle de la finance. Ensemble, elles dépossèdent les agriculteurs de leur revenu et de leur autonomie. Elles soumettent leur travail au libre échange et aux intérêts privés des fonds spéculatifs. Elles plongent les paysanneries du monde dans une concurrence impitoyable. Elles poussent à une course folle au rendement et à l'agrandissement qui sur-spécialise nos territoires agricoles, détruit la polyculture élevage et ravage la diversité des terroirs et des paysages. Elles empoisonnent la terre et l’eau. Elles font disparaître le métier de paysan et la biodiversité.   

Le port et ses silos géants sont un instrument de la spéculation financière sur les produits de première nécessité : 

Les silos géants sur le port sont de gigantesques stocks spéculatifs. Derrière l’opacité de ces cathédrales de béton se dissimulent des mécanismes de spéculation mortifère sur notre alimentation de base. Le blé, notamment, devient un vulgaire titre en bourse. Il appartient aux coopératives dès sa sortie de la ferme. Il est vendu et revendu à de multiples reprises sans même avoir à bouger des silos. Il est soumis aux fluctuations boursières de Chicago et de Paris. Tandis que les revenus des agriculteurs se réduisent à peau de chagrin, les profits de la spéculation explosent. En France, il existe trop peu de régulation des prix pour contre-carrer ces logiques spéculatives, de dispositifs publics pour stopper l’inflation galopante du prix du pain et des pâtes. Depuis le COVID 19, la hausse fulgurante du prix des aliments de base enfonce de nombreux foyers dans l’insécurité alimentaire. Que la FNSEA et l’agro-industrie cessent de nous faire croire qu’ils nourrissent le monde quand ils gavent les actionnaires ! Dans un système de surproduction alimentaire et de gaspillage organisé, la faim et les famines ne résultent pas d’une trop faible production agricole. Elles sont le produit des guerres et des inégalités sociales. 

 Le port est un outil majeur de l’extractivisme néocolonial : La moitié des flux du port alimentent le complexe agro-industriel, l’autre moitié est due à l’industrie du pétrole. Le port est le catalyseur d’un capitalisme fossile qui nous fait foncer tout droit dans le mur du bouleversement climatique. On y retrouve pêle-mêle : Total, la CMA-CGM, Lafarge, et bien sûr Bolloré. Celui-ci ne se contente pas d’intoxiquer nos esprits avec sa propagande néo-fasciste, il intoxique le monde avec ses industries ! Bien qu’il ait récemment cédé ses parts ainsi que sa branche logistique pour renforcer le pôle média de son groupe ; il a été l’un des principaux investisseurs de l’agrandissement du Port de La Rochelle où il est toujours bien présent via son pôle énergie. Jadis, c’est le port négrier qui a fait la fortune des négociants rochelais. Aujourd’hui, la fortune de Bolloré est directement issue du pillage de l’Afrique, de la deforestation et de l'huile de palme, tandis que Total exproprie massivement pour construire un pipeline en Ouganda. Le pillage néo-colonial se poursuit.

Que voulons nous ?

Nous voulons un moratoire sur les méga-bassines et l’arrêt immédiat des chantiers. Nous voulons remettre nos communs que sont l’eau et la terre entre les mains des paysan-nes et des habitant-e-s, seul-e-s à mêmes de décider comment les préserver et les partager. Nous voulons constituer des stocks populaires de céréales aux mains des paysan-nes et des ouvriers, des producteurs et des consommateurs. Nous voulons mettre fin à la spéculation et à l'accaparement.  Nous voulons sortir nos fermes du surendettement et de la dépendance aux intrants qui nous détériorent psychiquement et physiquement. Nous voulons l’accès à l’alimentation, à l’eau et à la terre pour tous-tes, quelle que soit leur condition sociale, leur pays d'habitation et  leur origine.  Nous voulons un internationalisme paysan et des échanges solidaires entre nord et sud pour enclencher une bascule agro-écologique sur les deux rives de la Méditerranée. Cette bascule n'aura pas lieu sans mettre au pas les accapareurs capitalistes ! 

Enfin - dans un contexte de confiscation démocratique du pouvoir par un macronisme forcené - nous voulons que cette manifestation réunisse celles et ceux qui s’opposent au régime. Dans la lignée des rassemblements politiques et syndicaux du 14 et du 18 juillet, nous vous appelons à confluer de toute la France pour une manif fleuve afin de bloquer un site économique stratégique. Nous espérons ainsi donner à cette manifestation des airs de répétition générale pour le mouvement social, écologiste et anti-raciste que nous devrons construire ensemble à la rentrée face à Macron. 

La coordination de la mobilisation « stop méga-bassines »

 

 

 

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Lettre ouverte de la Confédération Paysanne aux agriculteurs :

Publié le par Eliane Roi

Si la Confédération paysanne est mobilisée depuis plus de 20 ans contre les méga-bassines, ce n'est en aucun cas une critique de l'irrigation, ni une adresse personnelle à celles et ceux qui y sont raccordés. La pression économique pèse sur nos fermes. Le système économique libéral tire nos prix vers le bas ne permettant pas la juste rémunération de notre travail.

La recherche d'une meilleure productivité grâce à l'irrigation apparaît ainsi pour certain·es une échappatoire logique. Mais le système des bassines présente de nombreuses faiblesses car nous avons toutes et tous besoin d'eau pour nos cultures, que nous irriguions ou pas.

Les projets de stockage de l'eau dans des méga-bassines figent l'accès à l'eau sur un territoire. Or, des agriculteurs voisins et des nouveaux arrivants doivent aussi, si nécessaire, pouvoir avoir accès à l'eau par une redistribution des volumes. Nous pensons notamment aux maraîcher·ères et aux arboriculteurs·trices pour qui l'eau est vitale pour la survie de leurs cultures, et non un simple facteur d'augmentation du rendement.

Nous dénonçons aussi fortement l'absence de transparence sur l'usage de l'eau. Aujourd'hui, aucune priorisation n'est faite en fonction des cultures, de la destination de ces dernières et du nombre d'emplois sur la ferme. Il est ainsi tout à fait possible d'irriguer des terres qui servent à des cultures dédiées à la méthanisation, du blé tendre ou du maïs destinés à l'exportation, ce que nous dénonçons ; comme des légumes destinés aux cantines des collectivités du territoire, ce que nous soutenons. Cette situation absurde a assez duré.

Une spéculation sur les droits d'eau s'installe, notamment à la transmission, accélérant davantage la concentration et l'agrandissement des exploitations. Les dates d'arrêté sécheresse avancent, touchant encore plus durement celles et ceux qui ne sont pas raccordés ; surtout les petits volumes d'irrigation, maraîchers et arboriculteurs, pour qui l'eau est vitale.

Ne nous voilons pas la face : dans le Sud-Ouest, on annonce une baisse de 20 à 50% des ressources en eau d'ici 2050. Nous sommes les premiers témoins du changement climatique, au moins tout autant que les jeunes militant·es écologistes qui se mobilisent contre ces projets. Nous sommes encore plus douloureusement conscient·es des difficultés croissantes qui nous attendent. Ce dont nous avons besoin, c'est d'un accompagnement des pouvoirs publics sans faille pour la transition agroécologique et d'une reconnaissance politique, sociale et économique de notre travail.

Nous toutes et tous sommes sensibles à la transmission de la terre aux générations futures. L'eau doit être partagée équitablement au sein du monde agricole et entre les acteurs du territoire. Nous avons toutes et tous des efforts de sobriété à mener et des changements à mener collectivement dans nos systèmes de culture, dans notre manière de travailler. En parallèle, les activités de tourisme de masse ou de loisirs forts consommateurs de terres et d'eau, comme par exemple le golf, doivent être régulées pour prioriser l'usage alimentaire.

S'entêter dans un système économique et agronomique qui ne nous rémunère pas collectivement, un système basé sur les cessations d'activité des uns pour l'agrandissement des autres, n'est pas une solution.

Nous pouvons sortir de l'impasse ; nous remettre autour de la table pour trouver des solutions qui font converger l'intérêt général et l'intérêt des paysan·nes, discuter des systèmes économiques et agronomiques, de la destination des cultures, des pratiques pour protéger la qualité de l'eau. Nous trouverons ainsi des solutions communes et territorialisées, fondées en priorité sur la nature.

Plafonner et prioriser pour mieux répartir doit maintenant guider les politiques publiques de gestion de l'eau, dans le monde agricole et pour tous les acteurs du territoire. La gestion de l'eau, les prélèvements et l'irrigation doivent s'adapter à la ressource en eau disponible dans chaque territoire.

En juillet 2024, le Poitou est encore une fois sous les projecteurs.

Pour nous, syndicalistes de la Confédération paysanne, ce conflit est symptomatique de la nécessité d'un partage équitable de l'eau au sein du monde agricole.

Nous savons toutes et tous que dans le grand cycle de l'eau, il n'y a pas d'eau perdue. Cette eau sert aux milieux, aux collègues en aval, jusqu'aux paysan·nes de la mer qui ont besoin d'eau en quantité et qualité.

Nous comprenons tous que les pénuries et excès d'eau que nous subissons, sont le résultat des mêmes problèmes : dérèglement climatique, artificialisation des sols, perte de la matière organique, disparition des haies... Nos sols abîmés n'arrivent plus à bien capter l'eau pour son infiltration. Ne nous trompons pas de combat ! Stockons en priorité l'eau dans ses réservoirs naturels : nos sols, les nappes et zones humides.

Nous devons sortir de l'impasse et de la confrontation destructrice. Pour cela, il faut se remettre autour de la table et dialoguer pour trouver des solutions qui font converger l'intérêt général et l'intérêt de toutes et tous.

Nous voulons sortir par le haut de ce conflit afin d'offrir des solutions à toutes et tous, irrigant·es ou non, plutôt que de privatiser l'eau pour une minorité dans une logique court-termiste.

L'eau est précieuse. Collectivement, préservons-la, partageons-la !


 

 

Bagnolet, le 15 juillet 2024

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comme à Sainte Soline

Publié le par Eliane Roi

« Ils sont bêtes ou quoi ? Ils ont tiré sans sommation alors qu'il n'y avait aucun risque, et paf le feu », s'énerve une manifestante . 19 juillet 16 H. Centre Presse.

tir d'une grenade lacrymogène, feu dans le champs, dangereux pour les tournesols et les habitations. Les médias accuseront les manifestants.............................

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Greta Thunberg est au Village de l'Eau à Melle

Publié le par Eliane Roi

Week 308. This week, activists from all across the world gather in Melle, a village in France, to mobilise for water justice and against the construction of huge water reservoirs for irrigation, and other water-grabbing projects. Constructions of mega-basins have accelerated in recent years partly as a result of the climate crisis and more intense and frequent droughts. But this is no way a solution. It happens at the expense of small-scale farmers as it decreases their access to water resources that are already over exploited, as well as destroys ecosystems.

"Les constructions de méga-bassines se sont accélérées ces dernières années en partie à cause de la crise climatique et des sécheresses plus intenses et plus fréquentes. Mais ce n'est pas une solution. Cela se passe au détriment des petits agriculteurs car cela diminue leur accès aux ressources en eau déjà surexploitées et détruit les écosystèmes".

Greta Thunberg.

 

 

Greta Thunberg est au Village de l'Eau à Melle
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la marche pour l'EAU

Publié le par Eliane Roi

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