Le coq Maurice ne chante plus
Suivie par de nombreux médias locaux et nationaux, l’audience du tribunal d’instance de Rochefort, ce jeudi matin, n’a pas permis de trancher le litige opposant la propriétaire du coq Maurice (Momo pour les intimes) Mme Fesseau, à ses voisins qui se plaignent d’être réveillés trop tôt . A St Pierre d'Oléron. A la demande de Maître Vincent Huberdeau, avocat des propriétaires d’une résidence secondaire, le procès a été renvoyé au 4 juillet. Le temps que ses clients prennent connaissance de toutes les pièces de la procédure.
A la sortie de l’audience, les avocats des deux parties, Maître Vincent Huberdeau et Maître Julien Papineau, déclaraient tous deux "qu’une médiation et conciliation" pourraient permettre d’aplanir le différend de voisinage. Ils ont lancé l’invitation pour qu’ils se retrouvent pour "un apéro" chez Corinne Fesseau.
Corinne : « Ce que je souhaite c’est avant tout protéger mon coq évidemment, mais également la campagne d’une manière générale, car aujourd’hui c’est le coq, mais demain ce sera l’âne ou les grenouilles. On se retrouve quand même dans une situation où c’est le vacancier qui vient chez nous, et qui se croit chez lui ! Les vacanciers sont évidemment les bienvenus, mais ils n’ont pas à nous imposer leurs règles. »
Chanteuse locale reconnue, Corinne Fesseau est appréciée dans le bourg. Le maire de Saint-Pierre d’Oléron prend un arrêté, en 2018, pour soutenir son administrée. « J’ai regardé ce que je pouvais faire pour être médiateur dans cette affaire, nous dit l’élu, et quand j’ai vu que ce ne serait pas possible j’ai pris un arrêté, car avoir un coq dans une basse-cour sur l’Ile d’Oléron, c’est une habitude ».
Elu depuis 2001 à Saint-Pierre, dont il est maire depuis 2014, Christophe Sueur assure que « derrière cette histoire il y a un véritable fait de société, qui est la montée de l’intolérance ». Il raconte qu’on est aussi venu le voir « parce que les cloches sonnaient trop fort, et que les bateaux du port de la Cotinière faisaient trop de bruit la nuit.
Le maire de Gajac (Gironde), « scandalisé » par cette affaire, souhaite que l’on puisse protéger les « bruits de la campagne » en les classant au Patrimoine National « J’approuve évidemment cette initiative, nous dit le maire de Saint-Pierre, et je pense comme lui que l’on pourrait peut-être faire inscrire au patrimoine immatériel le chant du coq. »
Aux dernières nouvelles, et d’après la propriétaire du coq Maurice, celui-ci a subi un stess important et ne chante plus.
Clin d’œil ici à Claude le Penseur qui avait déjà écrit un article sur le sujet.
Puisqu'on vous dit qu'ça marche
Qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige, tous les matins je me réveille, j’ouvre les yeux, je suis contente. Je suis contente le matin, le midi, le soir, la nuit.
A tous ceux qui râlent, qui sont pessimistes ou qui se complaisent dans la négativité, je veux juste qu’ils sachent qu’il n’y a pas d’âge pour être heureux. Certains rencontrent le bonheur à 80 ans en maison de retraite et se marient. D’autres s’épanouissent en couvrant de couleurs des toiles qui n’attendent que ça. Des randonneurs s’éclatent en montagne devant des paysages fabuleux.
Malgré les problèmes que l’on peut rencontrer, il existe en contrepartie un millier de petites choses positives qui nous arrivent chaque jour. Souvent cachées par les ornières de la négativité et de l’esprit critique, elles sont pourtant partout, dans chaque instant de la journée. C’est l’odeur du café le matin, un rayon de soleil sur la peau, un repas avec une amie, une savoureuse tasse de thé, le sourire d’un passant, le rire d’un enfant, une douche d’eau chaude quand il fait froid, un bain à la mer quand il fait chaud, la lecture d’un bon livre, une balade dans la nature… un bon film avec Louis de Funès, un sketch de Coluche, un paysage sublime au détour d’une route, une rencontre imprévue et constructive…
Ne pas se poser de questions existentielles et apprécier ce que la vie nous offre chaque jour est la meilleure façon de positiver. Fuir les personnes toxiques, ne pas se forcer à voir des gens qu’on n’a pas envie de voir, de faire des choses que l’on n’a pas envie de faire est le secret du bonheur ; je peux vous dire que ça marche. Savoir dire NON est très important ; arrêter de regarder les pubs à la télé est primordial pour une bonne santé mentale.
Le bonheur est une succession de petits plaisirs simples au quotidien et c’est un état d’esprit ; certains ont tout : des fortunes, des yachts, des paradis fiscaux et ils ne sont pas forcément heureux (si si !). D’autres n’ont rien mais ont un esprit à la bonne humeur, au partage, à la joie d’exister, de faire rire les autres et s’émerveillent d’un petit rien ; un rouge-gorge posé sur la branche suffit à m’émerveiller ; tiens, je vais le photographier, je vais le dessiner… je vais faire des crêpes…. Putain que la vie est belle pour ceux qui savent l’apprécier, même si elle n’est pas parfaite !
Pourquoi les urgentistes sont-ils en grève ?
Pour dénoncer des "conditions de travail devenues insupportables", une grève illimitée a été lancée il y a deux mois dans plusieurs services d'urgence de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris à l'appel de la CGT, SUD et FO.
Inès, 28 ans, est infirmière depuis quatre ans au service des urgences de l'hôpital Lariboisière à Paris. Comme ses collègues grévistes, elle est en arrêt maladie depuis la nuit de lundi à mardi pour protester contre la surcharge de travail devenue ingérable.
"Quand on arrive à 21 heures, tous les secteurs sont pleins à craquer, et on court de partout. Tout le début de nuit, on dit aux gens 'Attendez! Attendez! Attendez !' Quand quelqu'un a mal, je dis 'attendez, j'arrive'. Quand quelqu'un veut un verre d'eau, c'est 'Attendez !'
C'est vraiment insupportable d'avoir sans cesse 50 trucs à faire en même temps et avec ça, d'avoir un impératif qui est de répondre à la douleur des gens et faire en sorte que leur temps d'attente soit le plus court possible. Le nombre de patients augmente en permanence. À chaque grève, on rajoute quelques postes, mais le nombre est risible par rapport aux besoins. Le plus difficile c'est la fatigue psychique, c'est le soir quand on rentre chez soi et qu'on repense à des prises en charge qui ont été "merdiques". Ça détruit une personne. Il y a quatre ans quand je suis arrivée, j'étais pleine d'empathie. Mais maintenant quand je vois les gens souffrir, je me blinde sinon je ne tiens pas.
En septembre je vais changer de poste, comme beaucoup de mes collègues. La 'durée de vie' aux urgences pour un infirmier, c'est 2 ou 3 ans. Et il faut compter les gens qui explosent au bout d'un mois en disant 'j'y arriverai jamais'."
"Une espérance de vie de dix ans de moins que la moyenne en France"
"Ce qu'on réclame aussi c'est une augmentation de 300 euros de salaire. On manque de vocations. On commence à avoir le même problème que pour les médecins. Tout le monde sait que les urgences, c'est la galère et quand des jeunes arrivent dans le service parce qu'ils aiment les montées d'adrénaline, ils repartent au bout d'un an ou deux.
En travaillant la nuit, et donc en ayant une espérance de vie de dix ans de moins que la moyenne en France, je gagne entre 1 700 et 1 800 euros nets par mois, sans faire d'heures supplémentaires. En faisant des nuits supplémentaires l'année dernière je gagnais environ 2 200 euros, je me disais que c'était pas si mal. Mais j'ai arrêté les nuits supplémentaires car sinon je n'avais plus de vie à côté. Mon salaire a considérablement baissé. Je me dis que ça ne vaut pas le coup quand on voit comment on court toute la nuit. Pourtant j'ai envie d'aider les gens. Mais je fais pas du bénévolat, je veux être payée correctement pour le travail que je fais."
Pourquoi les médecins ne sont pas en grève ? "Ils ont le même problème de sous-effectifs permanent. Mais s'ils se mettent en grève, on ne parlera que d'eux. Ils ont donc préféré nous laisser faire grève pour nos revendications."
Pourquoi des arrêts maladie ?
"On a fait grève dans les règles de l'art, en demandant à être écoutés, en faisant des propositions intéressantes, et ça n'a pas été regardé. On essaie de rattraper un retard de 20 ans. C'est parce que les patients sont soignés comme des chiens. Si je me retrouve un jour aux urgences, je veux être soignée correctement. C'est pour l'intérêt du patient qu'on fait ça."



















