Trop de pression et d'incohérences sur le Tour de France féminin - insécurité

Publié le par Eliane Roi

Trop de pression et d'incohérences sur le Tour de France féminin - insécurité
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 Loin des podiums, se joue un autre Tour de France Femmes. Celui des équipes à petits budgets ne visant ni le maillot jaune ni la victoire d'étape, au plus un brin de visibilité. Parmi elles, le Stade Rochelais connaît une première en enfer. Entre abandons et coureuses arrivées hors délais, elles ne sont plus deux Jaune et Noir depuis mardi soir.

 

Séverine Eraud, membre du Stade Rochelais, une équipe qui vit un Tour galère entre abandons et coureuses hors délais : "C’est une grosse course, toutes les filles sont là avec beaucoup d’ambition et les grosses structures n’ont pas trop le droit de se rater, dit-elle. Elles ne laissent pas la place, donc ça crée des chutes. Il n’y a pas de cadeau dans le peloton, tout le monde veut être devant." "Des filles abandonnent tous les jours à cause des chutes, renchérit Gaël Le Bellec, directeur sportif de Cofidis. C’est très nerveux, les filles sont de plus en plus fortes et roulent de plus en plus vite. Ça frotte, il y a des enjeux importants et il y a peut-être un petit manque de lucidité après cinq jours de course. Toutes les filles n’ont pas l’habitude de faire des courses de ce niveau." Au stress du Tour de France, avec la volonté de se montrer et de ne surtout pas rater un bon coup à l’avant, s’est ajoutée lors des premières étapes la crainte du vent et des cassures causées par celui-ci.

Vent, manque de clarté sur le parcours...

"Ça me rappelle le Tour 2021 chez les hommes, il y avait eu énormément de vent, et donc des chutes. C’est aussi la course la plus importante de la saison : il y a beaucoup de pression. C’est exactement la même chose chez les hommes", soulignait en début de semaine Marion Rousse, directrice de ce Tour. D’autres raisons sont avancées. Pour Jolien D'hoore, directrice sportive de l’équipe néerlandaise AG Insurance-NXTG Team, "la différence entre les équipes du top et les autres équipes est un peu trop grande, dans tous les domaines". "Un autre problème, ce sont les indications qui ne sont pas claires, ajoute-t-elle auprès de l’agence Belga. Beaucoup de rétrécissements de route sont uniquement indiqués avec un peu de peinture fluo rouge." C’est peut-être ce qui a causé l’erreur incroyable d’Elisa Longo Borghini ce jeudi.

En tête à 500 mètres de la ligne, l’Italienne de la Trek-Segafredo s’est trompée de route dans le dernier virage en tournant à gauche alors qu'il fallait aller à droite. La vainqueure du dernier Paris-Roubaix s’est vite aperçue de sa bourde, mais il était trop tard pour se replacer en tête de course. Sa seule consolation : ne pas avoir chuté.

 
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