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Eliane Roi

Les cabarets

Joseph Oller et Charles Zidler créèrent le "Moulin Rouge" en 1889 à l'emplacement de la guinguette Le bal de la reine blanche, au pied de la Butte Montmartre.

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Ouvert le 10 octobre , les fondateurs souhaitaient offrir un lieu dédié au divertissement populaire pour un public diversifié.  L'ambiance est à la fête : l'ouverture dans le Jardin de Paris d'un nouveau Music-Hall, le Moulin Rouge, ne passe pas inaperçue. Pourquoi y a-t-il un moulin à vent sur le Moulin Rouge? Bien que la raison exacte ne soit pas claire, les historiens pensent qu'Oller et Zidler ont couronné le cabaret avec un moulin à vent en hommage à Montmartre. Au XVIIIe siècle, plusieurs moulins à vent habitaient le village.

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En 1809, deux de ces structures – le Blute-fin (également connu sous le Moulin de la Galette) et le Radet, qui servaient respectivement à moudre la farine et à presser les raisins locaux, ont été achetés par la famille Debray. Des années plus tard, ils ont été convertis en guinguettes, ou des débits de boissons. Dans cette optique, il est probable qu'Oller et Zidler avaient pour objectif de maintenir la position de Montmartre moulin-basé guinguette tradition vivante.

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                            (cliquer dans les photos pour les agrandir)

Le French cancan  est une célèbre forme de spectacle musical et chorégraphique français apparue à Londres en 1868. Il est repris et arrangé du célèbre Galop infernal d'Orphée aux Enfers, de l'opéra bouffe Orphée aux Enfers, de Jacques Offenbach de 1858 (plus célèbre œuvre d'Offenbach, et plus célèbre des cancan-chahut-cancan du monde, musique emblématique entre autres des célèbres spectacles de cabarets parisiens Moulin-Rouge, Lido, Paradis latin, ou Folies Bergère...).  Les « cancanneuses » proviennent de cette population ouvrière parisienne : en devenant semi-professionnelles du spectacle elles vont s’émanciper de leur condition ouvrière. Le public : l’étudiant, le prolétaire, l’artisan mais aussi le bourgeois qui s’encanaille. Le cancan donne une image d’un Paris frivole et festif : amusement, provocation et émancipation .

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 En 1825, dans les bals, les hommes s’octroient une minute d’extravagance, c’est le « cavalier seul » : « Ils improvisaient des mouvements comme se jeter par terre, traverser la salle de bal en glissant sur le ventre. Ils mettaient la tête en bas, les pieds en l’air » nous détaille Nadège Maruta. En 1829, les femmes vont s’autoriser à danser seules, sans être guidées par un homme. Assez rapidement, ce cancan va être interdit. La police a l’ordre d’arrêter les danseurs et danseuses de cancan. A ce moment-là, comme le souligne Nadège Maruta, « la presse déverse une quantité incroyable d’injures sur le cancan et l’Eglise prêche contre le cancan ». Cette diffamation va finalement se révéler positive, aiguisant les curiosités : « de partout on va accourir pour voir les danseuses de cancan, ces audacieuses qui osent braver l’autorité. » En 1857, la danseuse Rigolboche invente la série de battements qui consiste à lever et baisser la jambe.  Pour certains, c’est l’un des premiers pas de libération sexuelle et d’émancipation de la femme. Car cette fois-ci, au-delà du  levé de gambettes et du secoué de froufrous, la femme a acquis le droit de séduire et même de mener la danse !

 

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 Joseph Oller. Ce dernier avait déjà crée l’Oympia. Présenté comme un véritable “Palais de la Femme”, l’idée consistait à offrir un lieu de détente et de plaisir à toutes les classes sociales qui cohabitaient à Montmartre. Excitant les curiosités, l’endroit remporta un succès fulgurant.
Son architecture immédiatement identifiable en fit très vite un symbole de la ville. La conception était d’une grande ingéniosité. La salle pouvait changer de décor au rythme effréné de l’enchaînement des ambiances. Le Moulin Rouge fut le premier bâtiment électrifié de la Capitale. Un éléphant récupéré de l’Exposition Universelle fut installé dans les jardins.

 

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Les premières années furent marquées par la présence récurrente de noms célèbres. Toulouse Lautrec immortalisa l'endroit à travers de nombreuses toiles. Les spectacles y sont très extravagants et placées sous le signe du cirque. Nombre de danseuses connurent une renommée fulgurantes telles “La Goulue”, “La Môme Fromage” ou “Jane Avril” dont les noms résonnent encore dans les ruelles du Montmartre d’aujourd’hui.
Rénové en 1903, les années d’avant guerre transformeront l’endroit en “Temple de l’Opérette”. Mistinguett y fera ses débuts en 1907. Elle y restera jusqu’en 1929…
Détruit par un incendie en 1915, le Moulin Rouge sera reconstruit à partir de 1921. Converti en Night Club au cours des années 30, il attendra les années 50 pour redevenir une salle de concert. Acquis en 1951 par George France, celui ci réalisera des travaux titanesques afin d’en retrouver l’esprit d’origine. Les peintures d’Henri Mahé  et de Toulouse Lautrec sont encore là aujourd’hui.

 

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 L'artiste Willette créa en 1889 l’architecture et la décoration du fameux Moulin Rouge. A cette époque, jusqu’à sa rénovation dans les années cinquante, son jardin était aménagé l’été en café-concert. L' éléphant en stuc provenait de l’exposition universelle de 1889 et occupait un côté du jardin. Mais seuls les hommes étaient autorisés à entrer dans les entrailles du pachyderme où des spectacles de danse de ventre étaient organisés.  Lors de son ouverture, ce lieu extravagant où le tout-Paris vient s'encanailler, est doté d'une fête foraine, d'une scène de café-concert et d'un jardin , l'éléphant abritait alors les loges des danseuses et un club exclusivement masculin où l'on pouvait assister à un spectacle de danse du ventre pour 1 franc.

 

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Les cafés-concerts les plus renommés en France étaient Le Chat noir et les Folies Bergère. Ces cafés faisaient restaurant, café-concert, théâtre, etc.
Le cabaret Belle Meunière fut édifié spécialement pour La Mère Quinton (Marie Quinton 1854-1933) à l'exposition universelle 1900 puis rue de la Chaussée-d'Antin à Paris avant de s'installer sous le Palais Donadéï à Nice.

 

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Le Chat noir fut l'un des premiers cabarets artistiques. Il fut créé en 1881 par Rodolphe Salis à Montmartre (quartier de Paris à l'époque très populaire dans les milieux artistiques, intellectuels, et touristiques). Ce café eut un grand succès et fut fréquenté par des personnalités de l'époque (Alphonse Allais, Jean Richepin, Aristide Bruant, Paul Delmet, etc.). Citons le Lido, chez Michou et bien d'autres...
Le Chat noir représentait, pour ses clients (des dames de la société, des touristes, des banquiers, des médecins, des artistes, des journalistes, etc.) un lieu où ils pouvaient s'échapper de leur travail. Mais il dut fermer ses portes en 1897, car l'amusement commençait à sembler vulgaire et en raison de la mauvaise situation de l'économie.

 

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