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Eliane Roi

Frédéric Dard - Les Amis de San-Antonio - Robic (Hugues pour les intimes)

Frédéric Dard est l'auteur des San-Antonio, célèbre commissaire de police, très drôle, affublé de son adjoint Bérurier, non moins drôle. 175 aventures ont été écrites depuis 1949.
Enfant, Frédéric Dard lisait autant les Misérables que les Pieds Nickelés. En 1929, Dard part pour Lyon, avec ses parents, habite Boulevard des Brotteaux (je suis lyonnaise), puis entre aux Editions Lugdunum (Lyon en latin) et au journal "le mois à Lyon" en tant que secrétaire de rédaction, où il publie ses premiers articles. Octobre 1940, il publie son premier livre "la Peuchère", puis "Monsieur Joss" qui lui apportera la notoriété.

Frédéric Dard - Les Amis de San-Antonio - Robic (Hugues pour les intimes)

Marcel Grancher (les Editions Lugdunum) est  un ami sûr qui organise pour les écrivains et journalistes un accueil des plus chaleureux et conviviaux. Il saura les accompagner tout au long de la guerre, plusieurs d'entre eux étant publiés aux Éditions Lugdunum ; il est connu pour ses sentiments gaullistes, qui lui valent rapidement quelques ennuis sérieux avec la puissance occupante arrivée en zone libre depuis fin 1942, il juge bon de se mettre au vert pour les mois qui suivent tout en participant activement avec son ami Pierre Scize à la presse clandestine opposée au Régime de Vichy et à l'occupation allemande.

 

Frédéric Dard - Les Amis de San-Antonio - Robic (Hugues pour les intimes)

C'est en 1949 que paraît Réglez-lui son compte !, roman policier signé San-Antonio, et qui est un échec commercial. Il rejoint alors les éditions du Fleuve noir, où il va côtoyer Jean Bruce et Michel Audiard, et y publie deux romans : Dernière Mission, et le second San-Antonio, Laissez tomber la fille.

Frédéric Dard - Les Amis de San-Antonio - Robic (Hugues pour les intimes)

La notoriété naissante du commissaire San-Antonio engendre le succès, qui, dès lors, ne le quittera plus. Dard écrit vite et beaucoup, au rythme de quatre à cinq ouvrages par an : romans policiers, romans d'espionnage ou d'épouvante, scénarios, adaptation de roman pour le cinéma. En 1964, il obtient le record du nombre de ventes de l'année en France avec L'Histoire de France vue par San-Antonio (350 000 exemplaires vendus).

 

Frédéric Dard - Les Amis de San-Antonio - Robic (Hugues pour les intimes)

Frédéric Dard raconte qu'il a choisi le pseudonyme « San-Antonio » sur une carte du monde, en faisant jouer le hasard. Son doigt a pointé sur la ville de San Antonio au Texas.
Maître du verbe truculent, l’auteur Frédéric Dard bousculait le français académique.

 

Frédéric Dard - Les Amis de San-Antonio - Robic (Hugues pour les intimes)
Frédéric Dard - Les Amis de San-Antonio - Robic (Hugues pour les intimes)

Pour le Belge Philippe Geluck, ce fut « un coup de foudre ». Au début des années 1970, il a 18 ans quand un ami français lui fait découvrir le commissaire San-Antonio, personnage et pseudonyme de l'écrivain Fréderic Dard (1921-2000). Ni une ni deux, l'auteur de la BD Le Chat passe toutes ses nuits à lire les aventures de San-Antonio et de son adjoint Bérurier. A l'époque, il en existe déjà 80 volumes ! « J'ai découvert qu'on pouvait lire en étant pris d'un vrai rire, celui qui vous donne des soubresauts irrépressibles, se souvient Philippe Geluck. C'est rare en littérature ! » Il est vrai que pour conquérir son lecteur, Frédéric Dard n'y va pas avec le dos de la cuillère. Jeux de mots, calembours, argot parisien ou réinventé, mots tordus ou à double sens, on a envie de dire « N'en jetez plus ! ».

 

Frédéric Dard - Les Amis de San-Antonio - Robic (Hugues pour les intimes)
Frédéric Dard - Les Amis de San-Antonio - Robic (Hugues pour les intimes)

Ses romans sont saturés de dialogues au parler populaire. Pour ce faire, il utilise différents outils : la troncation ("onc' Béru" au lieu de "oncle Béru"), l'oubli du subjonctif ("Je déteste qu'on va me chercher des rognes"), des pronoms relatifs erronés ("C'est rapport à une enquête dont je me livre") ou des erreurs d'auxiliaire ("Je m'ai méfié de ce type")... » Et puis il y a l'art de créer de nouveaux mots ou d'en utiliser d'anciens pour un nouvel usage. C'est ce qu'on appelle la néologie, dont Hugues Galli, maître de conférences en linguistique française à l'Université de Bourgogne, dit que « si elle n'avait pas existé, San-Antonio l'aurait inventée.   Aude Laferrière, maître de conférences en linguistique à l'Université Jean-Monnet, à Saint-Etienne.
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Frédéric Dard - Les Amis de San-Antonio - Robic (Hugues pour les intimes)
Frédéric Dard - Les Amis de San-Antonio - Robic (Hugues pour les intimes)

L’association des Amis de San-Antonio est régie par la loi de 1901 sur les associations à but non lucratif. Elle est née en 1997 de la volonté de quatre dingues plus dingues que les autres, désireux de communiquer sur et autour de San-Antonio et de Frédéric Dard. Depuis, elle a bien grandi puisqu’elle compte près de trois cents adhérents dispersés sur toute la planète. Frédéric Dard a cassé sa pipe, son fils, Patrice Dard a repris le flambeau, et chez les adhérents, la passion est toujours aussi intacte.
L’association respecte les règles que lui impose la loi. Ainsi, elle ne vit que des cotisations de ses adhérents (34 € pour la France, 38 pour les adhérents résidant à l’étranger) et de dons divers. Elle est dirigée par un président Daniel Sirach, (fils de notre ami blogueur ROBIC), un vice-président Maxime Gillio, un secrétaire Serge Amoré et un trésorier Thierry Derrien.
Une assemblée générale annuelle, sur trois jours, présente le bilan de l’année écoulée et les projets pour l’année à venir. Mais c’est aussi l’occasion de faire une gigantesque "fête à Sana" au succès grandissant (spectacles, interviews, foire aux livres, animations, colloques…).

 

Frédéric Dard - Les Amis de San-Antonio - Robic (Hugues pour les intimes)

(L'assemblée générale 2020 a lieu à l'heure où j'écris cet article, à Bourgoin-Jallieu. ROBIC est là-bas. On pense à toi, mon gars !)


En complément de mes lectures de jeunesse qu'étaient Reiser, Gotlib, Wolinski, Hara-Kiri et Charlie-Hebdo, j'ai lu TOUS les San Antonio.  Je les avais tous (un mur plein) à force de les dénicher sur les marchés ou dans les vide-greniers.  Lorsque j'ai déménagé pour aller dans un appartement plus petit que ma grande maison, je n'en ai conservé que quatre ; mes préférés.


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    "Je me suis levé avec lassitude. Ma montre dit treize heures, ce qui est un tour de force pour un cadran numéroté jusqu'à douze".  San-Antonio - Le Fil à couper le beurre (1955) de Frédéric Dard.
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Lien  de l'Association et quelques photos des assemblées générales précédentes :

 

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R
Faut croire que j'avais besoin de récupérer, car sans le vouloir, j'ai dormi tout l'après-midi ! Chère Eliane, j'ai été ébloui et enthousiasmé en lisant ton savoureux article sur l'oeuvre de Frédéric Dard qualifiée de "livres de gare" par certains jaloux. Cette AG a été un petit pas pour l'humanité et un grand pas pour l'homme Antonien. Ce n'est pas de moi, mais de notre ami Gégé qui d'autre part a déclaré sur la tombe de notre Frédo : Ce samedi si beau est dû à la main de Frédérique qui a écarté les nuages. L'association a offert un joli cadeau au maire de Saint-Chef pour le remercier de l'accueil de sa municipalité qui a autorisé la tenue de notre AG, contrairement à son collègue de Bourgoin-Jallieu qui, malgré le feu vert du préfet voulait l'interdire ! Ouf ! Le programme a été modifié vu les circonstances, mais l'ambiances amicale était la reine; et comme à chaque fois, il y avait un pincement au coeur au moment de se séparer..... Prochaine AG , en Mai à Paris. Espérons que d'ici là ce virus aura été terrassé.. Si tu dors, c'est silencieusement que je dépose sur ton front un doux bisou.
E
Bonjour Hugues et merci pour ton très gentil commentaire. J'irai lire tes compte-rendus de l'assemblée générale des Amis de San Antonio ; ça ne m'aurait pas déplu d'être des vôtres il-a-bu-son-verre-comme-les-aauutres ♫ , mais corona19 oblige, je ne sors pas beaucoup et je continue à porter le masque bien que pas mal de gens croient que si on l'attrape tous on sera immunisés (ce qui est faux) ; - une pensée émue aux personnes américaines décédées de ce virus et qui ont un dingue à la tête de leur pays -.
Vous avez dû passer deux jours de rigolade et de convivialité autour de ces bouquins qui sont loin d'être des "livres de gare" mais ont, au contraire, une place de premier choix dans la littérature française, qui, si elle est riche en auteurs intéressants, manque un peu d'auteurs drôles, surtout par les temps qui courent. On peut écrire bien en faisant marrer les lecteurs et en utilisant l'argot, le patois, le franc-parler, la néologie et la troncation. Moi j'aime autant lire Frédéric Dard que Maupassant -que j'adore- sans oublier Philippe Geluck, qui est des plus grands de notre époque dans le domaine de l'écrit (et du parlé) rigolo.
Merci à toi pour ce long commentaire ; récupère bien et continuons à nous marrer sur tout, on n'a qu'une vie, c'est pas pour la passer à se lamenter.
A tout bientôt.
Excellente journée !
Bises à tes copines de vélo !
ALLEZ LOUYA !!!
C
Mdr J'ai quasiment appris à lire avec SanA. Enfant je bavais super bien l'argomuche et Béru et Pinaud n'avaient pas de secrets pour moi, même si je ne voyais pas trop ce que pouvait être la brouette sri lankaise ou autre....
E
Merci de votre visite, Madame Careli. Qui n'a pas de San Antonio dans sa bibliothèque ne connait pas la bascule hongroise ou le parapluie inversé (à moins que ce ne soit l'inverse -le résultat est le même).
Très cordialement.
P
bonjour chere Eliane, superbe ton article sur San Antonio, j'en ai lu plusieurs, qui sont dans mes reserves bibliothécaires, mais pas tous helas ! j'ai aimé bien entendu, le commissaire et Berurier ! mais je n'avais jamais lu le premier, je viens de le telecharger dans ma liseuse ! à Paris, j'ai lu des tonnes (j'exagère) de livres dans le train et le métro, un peu de tout, mais pas tous les San Antonio, mon fils a appris à aimer la lecture grace à Pif le Chien auquel j e l'avais abonné, le regal avec les gadgets !! mais ça c'est une autre histoire, bravo au fils de Robic de faire vivre cette belle association , j'en profite pour saluer l'ami Hugues ! portez vous bien tous les deux, grosses bises et amitiés (vive San Antonio)
E
Merci René pour ce commentaire fort sympathique. Je crois que ce sont mes cousins et mon frère (tous joyeux lurons et déconneurs de première) qui m'ont fait découvrir San-Antonio. Même ma mère avait fini par en lire............
En plus de l'humour et de l'intrigue policière, Dard nous emmenait dans les expressions d'argot et de gouaille du vieux Paris, avec des gens alcooliques et sales, mais ô combien sympathiques, sur qui on pouvait compter, qui avaient le "coeur sur la main" et qui nous faisaient pluss marrer que les feuilletons actuels (comme Un si grand soleil) que quand on en voit 2 mn on a envie de se jeter sous le train. C'est super que son fils ait pris la relève. Que les jeunes découvrent ces aventures humoristiques, le 36 quai des Orfèvres et ce vieux Paris qui a tellement changé.
Merci à toi pour ton commentaire.
Prends bien soin de toi.
Je t'embrasse.
C
ben moi, m'sieur farfadet, c'est pas chez les "croques" que j'ai découvert San Antonio (de rouge) ..mais en taule...chez les "curetons" 3 ans de bagne religieux que mes vieux, pourtant plus portés sur les communards que sur le p'tit Jésus (crie et la caravane passe ) carmaient grave pour me sortir de la zone et des biffins de St Ouen / Clignancourt...ça j'ai jamais entravé pourquoi ...! Les tortionnaires cathos ( le des profs surblase était les "gestapistes" ) nous bourraient la pastèque de "principes" moreaux et de droiture chrétienne un poil hypocrites...Alors le cul...vous pensez...ce n'était juste que pour faire des mômes ...comme marie ( la vierge, pas marie marie de San A !) , joseph se la mettait sur l'oreille et la fumait à la pogne le lendemain...enfin c'est ce que disait le corbac en soutane, un ancien aumônier militaire d’Indochine, qui balisait le chemin de nos possibles vie éternelles ...en laissant traîner ses mains là ou faut pas....En dehors du missel, les seules lecture autorisées étaient les très javellisé du bulbe TINTIN et SPIROU que le corbac nous vendait avec bénéf pour ses œuvres...Alors pour un ado, quand la sève monte, les bondieuseries de grenouilles de bénitier, ça fait pas la rue Michel, fallait rétablir équilibre, sans ça, ça s'engorgeait dans les boyaux de la tête ...et plus bas. Fallait découvrir, pas l’Amérique, mais la vrai vie . Un jour un voyou patenté de 12 ans nous à fait découvrir un polar "j'ai peur des mouches" de San Antonio ...Quel panard ...Quelle révélation...l'enfant jésus présenté aux rois mages quoi ...mais à l'envers ! Un mééé 68, dix ans ans avant chez les corbeaux ! Comme le lascar avait un chouette filon (non pas le ministre magouilleur) la débauche s'est abattue sur ce saint établissement de faux culs...et ses élèves, tous n'en mourraient pas, (sauf de se marrer) mais tous étaient contaminés ...Bon je la boucle en vous disant que j'ai lu la quasi totalité des œuvres de Fred Dard / San A....Et que j'ai pigé des truc que jamais l'éducation classique ne m'aurait enseigné...sur mon CV (cul rit quel homme vite fait) j'ai san Antonio plus 5.....SAN ANTONIO...PRIX NOBEL...merde alors !!!!!
F
Bonjour Céjipé,
Ah je vois bien que tu gardes un souvenir impérissable de ton passage chez les curetons, profs à l'occasion... Il est vrai que ça marque une existence et que le plus souvent on en sort bien remonté contre la religion catho et même contre toutes les religions. De mon temps passé à Saint-Louis de Saumur, de la 5e à la 3e incluse je ne garde pas un bon souvenir moi aussi. Par contre, à cette époque, je ne connaissais pas encore "San Antonio" , je lisais des "Bob Morane", voire du A.J. Cronin... Parmi les gens de robes, à mes 15/16 ans, j'étais déjà bien plus intéressé par les jupes des filles et à ce qu'elles pouvaient cacher ... Si tu as le temps, tu peux lire, en lien ci-après, cet épisode qui mit fin à mon séjour dans les boites à curés .. "Jeannette" dans "Adolescence" ...
http://www.mirebalais.net/2017/01/adolescence.htm
E
OK Céjipé ! On ne va pas tarder à aller en chercher un dans la bibliothèque. Un San Antonio.
F
Me revoilou, j'avais oublié de te dire qu'il est chouette ton article sur Frédéric Dard, que de bons souvenirs de lectures portant notre jeunesse vers les hautes sphères de l'humour décapant si bienfaisant.
Ah oui, la capitaine Marleau, une digne héritière du genre ; nous adorons son style et sa gouaille ...
Je vois qu'il s'aère Robic (ça rime avec Frédéric) directement aux sources d'une association à rejoindre Dard Dard ...
Vive la Police du commissaire San Antonio et capitaine Marleau réunis ! Tous les malfrats n'ont plus qu'à bien se tenir ...
Vouais !...
E
Je reviens aussi te lire. Oui c'est toute notre jeunesse, ce San-Antonio ! -on aura l'occasion (comme ils disent chez Renault) d'en reparler. Oui, il s'aère Robic, surtout quand tu connais son vrai prénom : Hugues. Donc, on peut positivement écrire qu'il s'aèreRobic parce que cet été il a fait très chaud et que tout le monde (enfin, surtout moi) lui disait : "Hugues au frais, tu seras quand même mieux que sur ton vélo". ♫ C'est un fameux trois-mâts ♫ qui n'est pas non plus un film de cul mais une chanson d'Hugues Aufray -Hugues Aufray, on t'adore, tout ça c'est pour rire.
Marleau revient bientôt, ma frangine, ma potesse, mon idole. On la regardera et on se la commentera le lendemain. J'ai trouvé les meilleures citations de Marleau sur le Net ; j'ai déjà écrit des articles sur elle, je l'ai dessinée..........
Ce matin, j'ai commencé un dessin de Frédéric Dard. Il peut pleuvoir, mon cher Edouard quand il fait noir j'me fends la poire.
Cette fois je sors.......................................
F
Ça ne t'étonnera pas si je t'avoue que je possède une bonne centaine de "San Antonio" dans un placard à la maison, dont "l'histoire de France" ô combien instructive !...
C'est au cours de mon service militaire que j'ai découvert cette littérature de haute volée qui révolutionne la langue française d'une façon sub-académique et vous permet de vous gondoler à chaque paragraphe.
Pour nous, jeunes hommes à l'époque, on y trouvait des passages anthologiques sur la façon de draguer et de se montrer amant fulgurant auprès de nos conquêtes avec des exploits sexuels que le kamasutra n'enseigne même pas. On innove avec la brouette japonaise, le parapluie inversé, le tourbillon jamaïcain, la bascule hongroise, le bouc hémisphère, la pédale infernale, le phare interdit, le trou badour, le manche univers selle, la veuve masseuse et j'en passe ... que du beau service pour décente de lit frémissante . Et après le service on en lisait encore comme dans cet épisode de mes premiers congés payés ... lol
http://www.mirebalais.net/article-3829005.html
Bises du dimanche
E
Bonjour le Farfadet du Poitou ! Non ça ne m'étonne pas que tu possèdes une centaine de San-Antonio dans ton placard. Lorsqu'on lit ta verve, on voit bien que tu ne t'es pas inspiré des mémoires de Jean-qui-pleure dit "le taciturne" ou des paroles des chansons de Carla Bruni. Fais gaffe quand même à ne point te faire un tour-de-rein, avec les élucubrations de San Antonio sur la vie sexuelle de BérurierLesSoirsD'hiverQuandBertheN'aPasSesRagnagnasEtQueL'EnquêtePiétine - En tout cas, c'est moins drôle de se faire un tour-de-reins qu'un tour-de-con.
Ils doivent bien s' marrer, à l'Assemblée Générale des joyeux lurons Amis de San-Antonio ! Ca doit y aller, les citations et les jeux de mots, entre deux tranches de sauciflard, un verre de pinard et trois chansons paillardes ! S'ils sont bloqués là-bas à cause des inondations, ils pourront continuer à s'fendre la poire (enfin, si Robic n'a pas mangé tous les fruits -surtout les poires-)............. hé hé hé hé !
Merci mon ami pour ton commentaire, digne des plus grands, tel Raymond Devos, qui nous inspire aussi. Tu es digne d'un don (il faut le dire vite, c'est plus rigolo, ça fait : "tu es ding ding dong".
Ok, je sors.
De toute façon, il faut que je mette le couvert (c'est pas sexuel), on va manger du gratin dauphinois.
Hé hé hé ! ♫
Bises à qui tu veux.
PS : pour le tour-de-rein, tu peux essayer le Wéléda ou le baume du commandeur, qui n'est pas, comme son nom ne l'indique pas, un film de cul, mais une pommade efficace.
Les souris ont la peau tendre.
Mes hommages à la donzelle.
J
Je les ai tous lus !!! C'est Riton des Batignolles qui m'en avait refilé un en taule quand Lulu la Nantaise m'avait refilé une maladie contagieuse mais moins que le corona19. C'était mon livre de chevet. Même à la maison poulaga, y en avait plein les tiroirs. J'crois bien que certains s'inspiraient des aventures de Sana, Béru et Pinuche pour arrêter les malfaisants.
Z
Tu sais ce qu'elle te dit Lulu la Nantaise ? Elle te dit qu'au lieu d' t'occuper d'son cul t'aurait mieux fait de nous filer la sécurité sociale et le 13ème mois. Parle pas de mes copines comme ça ou j'fais un malheur ! j'te pulvérise façon puzzle dans tout Paris qu'y faudra faire appel aux pompiers pour ramasser les morceaux !
F
Il est drôle, le commissaire San-Antonio ! Il fait toutes ses enquêtes sans Antonio, ça doit pas être facile ! Il est où cet Antonio ?
A
Vous vous méprenez, ma chère ! San-Antonio, c'est son nom. Comme d'autres s'appellent Balkany ou Zemmour. Et il n'est pas seul puisque il a avec lui son fidèle alcolyte Bérurier, ainsi que Pinaud, qui, comme son nom l'indique, n'est pas des Charentes. Relisez vos classiques, chère petite madame, un San-Antonio vaut mieux que deux VoiciVoila.
P
Frédéric Dard, Michel Audiard, Philippe Geluck, Antoine Decaune... elle est longue la liste des gens qui nous ont fait marrer, par leurs écrits, par leur parler. Ces bouquins sont immortels. Retrouver l'argot et la gouaille parisienne le temps d'une lecture devrait être prescrit par les médecins (plus efficace que le yoga et les graines de soja) à tous ceux que la vie rend moroses, à ceux qui rient lorsqu'ils se coincent la queue dans la porte, les aigris, les sombres, les taciturnes, les mélancoliques, les réservés de la rigolade, les malfaisants, les chefs d'état qui se croient à l'abri des virus, ceux qui ont l'émerveillement en berne, comme dirait Stéphane, ceux qui ont les portugaises ensablées et les yeux en trous d'pine pour ne pas voir l'humour noir, l'autodérision, l'humour tout court. Nous faire marrer sur des scènes de crimes (San-Antonio) c'est balaise. On retrouve aussi ça chez capitaine Marleau, digne descendante de San-Antonio, qui ne fait pas marrer les gens coincés qui ont oublié que la vie était belle. Bravo les potes pour votre association. Merci Monsieur Dard de prolonger l'oeuvre de votre père.
P
Coucou,
Je ne savais pas qu'il en avait écrit autant...Et ses jeux de mots, ahalalala!
Bon dimanche
É
Bonjour Pierrette ! ça fait un bien fou, les gens qui aiment bien écrire. Il m'arrive parfois à faire un "concours" avec mes potes blogueurs. C'est à celui qui fera le pluss de jeux de mots, calembours, fautes de syntaxe volontaires, patois poitevin, etc. On se régale ! Je crois que j'aime autant le vocabulaire et la tournure humoristique des phrases que le dessin et la déco.
Merci pour ta visite !
Excellente journée, Françoise Pignon !