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Eliane Roi

L'école d'autrefois -fichier 3

On est encore à l'heure du plumier, à celle de l'encrier placé dans un trou de la table du bureau d'école et de la plume sergent-major, héroïne des matinées passées à écrire en faisant les pleins et les déliés.

 

L'école d'autrefois -fichier 3
L'école d'autrefois -fichier 3
L'école d'autrefois -fichier 3
L'école d'autrefois -fichier 3

Cette marque a fourni tout d'abord l'administration militaire, d'où son nom (plume sergent-major) , avant de s'imposer comme la plume des travaux enfantins. Elle témoigne du cadre très discipliné de l'école des années 50.

 

L'école d'autrefois -fichier 3
L'école d'autrefois -fichier 3
L'école d'autrefois -fichier 3
L'école d'autrefois -fichier 3

D'un siècle à l'autre, l'école a façonné l'élève à son image. Car l'allure de l'écolier s'est toujours pliée à la culture de l'institution. L'école républicaine, à ses débuts, est en quête de respectabilité. A ses élèves, elle prescrit une silhouette uniforme, incarnant les valeurs d'égalité et d'humilité. Au fil des décennies, à la campagne comme à la ville, la blouse grise remplace le sarrau noir dans sa mission vestimentaire : masquer les différences sociales.

 

L'école d'autrefois -fichier 3
L'école d'autrefois -fichier 3
L'école d'autrefois -fichier 3

Les galoches font oublier les sabots, trop bruyants. La gibecière en toile cède la place au cartable en croûte de porc, plus pratique pour prendre soin des livres et cahiers. Cette panoplie du "parfait écolier" illustrera pour longtemps l'imaginaire de l'enfance.

 

L'école d'autrefois -fichier 3
L'école d'autrefois -fichier 3
L'école d'autrefois -fichier 3

La suite la prochaine fois.


Sources : L'Ecole de papa - de Jacques Gimard - terres éditions.

 

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C
Comme Luc je suis né en 47..mais le 1ert janvier ! Ha, l'école de la République....malgré mes "origines classe ouvrières", j'allais à l'école communale de la rue des belles feuilles à Paris dans le 16éme ...chez "les riches"; mais comme les môme de riches allaient dans le "privé" les inégalités sociales étaient faibles (fils de commerçants, de domestiques etc) J'en garde d’excellents souvenirs et un grand bonheur d'apprendre mais aussi des récrés.C'est dans le préau que des "exploratuers" sont venus nous montrer des pythons et boas de 5 mètres , si ,si, C'est là aussi que tous les matins nous avions droit à notre verre de lait Mendès France ...l’ancêtre du cacolac au chocolat...Hélas après à 11 ans je ne sais pourquoi mes parent qui étaient des laïcs m'ont envié en pension, chez les tortionnaires
cathos ...3 ans qui ont fait d'un élève normal: un cancre confronté à la discrimination sociale...et un rebelle aux pouvoir du "haut" .Ce séjour a eu au moins le mérite de me démontrer la nocivité et la perversité des religions et de ceux qui officient et fait de moi un athée convaincu et militant ! Vive l'école de la République et celle de la rue...c'est là que l'on obtient les diplômes les plus utiles et les plus justes !
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L
Bonjour Éliane,

Tu m'excuseras de n'avoir pas laisser de commentaire depuis longtemps !
Je suis né en 1947 et tes images me rappellent MON école primaire, les tables, le poêle à charbon, l'instituteur sur son estrade ...et, surtout, l'écriture ! Chaque instituteur avait sa préférence pour les plumes à encre. Le mien ne voulait que des plumes Henry ! Combien d'heures d'écriture ai-je fait pour maîtriser les pleins et les déliés sur les feuilles du cahier Séyès.? ! ...et les malencontreuses taches...et les buvards publicitaires des commerçants du coin...et une foule de choses que je me remémore en ce moment !
Un grand merci pour tous ces souvenirs, peut-être un peu nostalgiques, mais qui font partie de ce que nous sommes aujourd'hui, mais quel plaisir quand mes petits-enfants me disent "Papy, tu as une bien belle écriture !"

Bonne fin de semaine,

Bisous
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E
Bonjour Luc ! c'est la vie qui sépare les blogueurs. Moi je me sentais un peu seule pendant le coronavirus à dénoncer le manque de moyens dans les hôpitaux ; aucun blog n'en parlait. J'ai "perdu" de vue des copines ici. Je pense qu'il est impossible de parler jardinage, littérature ou photo sans évoquer la détresse des infirmières et un blog est aussi fait pour partager des idées, débattre sur la situation de la planète et des fins de mois difficiles des Français, entre deux blagues humoristiques et trois dessins. Merci pour ton témoignage sur l'école d'autrefois. Le blog "le temps des instituteurs" est superbe et j'aime visiter virtuellement les musée de l'école publique. Celui de Vergné n'est pas très loin de chez moi et très beau. J'ai aussi deux gros bouquins largement illustrés sur la question, ce qui me permet de mettre ici souvent ce genre d'article. Mon grand-père était Résistant et directeur d'école -dans l'Allier-.............. etc. etc. Ma mère m'a appris l'écriture de ronde, à la plume, et je conserve précieusement encriers, plumes.................. mon univers est une brocante....................
Merci de ta visite et est excellente journée !
Très cordialement.
F
eh oui, c'était encore ainsi dans mes années scolaires des années 45/60!!! après c'est devenu plus léger!!!hihi voir très léger!!! Bisous Fan
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E
Il faut dire que c'était joli, ces encriers en porcelaine, ces plumiers, cartables en cuir et bureaux en bois.................... Ha nostalgie quand tu nous tiens(par la barbichette) !
P
bonjour Eliane, tu reveilles de bons souvenirs, j'ai connu l'ecole primaire de 1933 a 1940, avec les encriers et les plumes (sergent major!!), l'ecriture avec les pleins et les déliés, les vieux bureaux, le plumier , le poele au fond de la classe, une classe de petits avec une maitresse, les grands avec son mari l'instituteur, des gens merveilleux, qui m'ont donné le gout d'apprendre ! la tenue etait un peu celle que tu montres, mais en 1938 je me souviens que nous avons commencé de porter des pantalons longs et des bottes en caoutchouc, pas de poux a cette epoque, je n'ai jamais connu ça, c'etait une ecole de campagne, pas de riches, mais des enfants de paysans pas de trés pauvres, de bons souvenirs ! bonne fin de semaine, grosses bises
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E
Merci René pour ton témoignage. Je mettrai d'autres photos des différents musées de l'école publique. C'est un régal de les visiter, de les photographier -quand c'est possible- On plonge dans une autre époque...........................